Couchsurfing sur l’île de Java: de belles expériences humaines ! Partie 2

Salut les Amis !

Aujourd’hui, c’est retour sur notre expérience numéro 2 de couchsurfing sur l’île de Java ! Il était temps ^-^ Mais vous savez quoi ? On est content d’avoir laissé passer du temps pour avoir un esprit de synthèse plus efficace, parce qu’à chaud… C’est pas avec 300 mots que tu écrirais ton article mais bien avec 8 000 000 de mots et c’est un peu fouillis ! Donc revenons-en à nos moutons 🙂

J’ai 30 ans à Yogyakarta !

C’est avec les yeux qui piquent que nous quittons notre cher Anggit, je l’avoue. Nous atterrissons le jour de mon anniversaire dans une auberge un peu plus terne que ce qu’elle apparaissait sur la photo du booking. Le Venezia Garden à 350.000 IDR, honnêtement passez votre chemin. En fin d’après-midi, pour fêter ma jeunesse vieillissante, nous voilà partis à la découverte du centre ville de Yogyakarta. La ville est jeune, ça vit vraiment !

Et par contraste on trouve de l’artisanat de pierres semi-précieuses, des entrées de temples chinois, le palais du
sultan, des coccinelles retapées et illuminées de LED multicolores… Bref, un rendez-vous nocturne à ne pas manquer ! Ça me faisait du bien de voir cette énergie parce que même si c’est une chance de faire son anniversaire au bout du monde, mes amis me manquaient…  Après avoir essuyé ma petite larme, nous nous mettons en quête d’un salon de massage. Finalement ce sera au Monggo Relax à 175.000 IDR 1h de massage.
Nous avons fait une vidéo après… no comment !
Trop bon mais bien défoncés quand même !

Départ pour Wonosobo !

Le lendemain, voyage en bus de 5h (environ) au programme pour 25.000 IDR par personne. Un couchsurfer du nom d’Abdul Kafi a accepté de nous accueillir chez lui, dans le centre nord de l’île de Java. Entre volcan encore en activité et une jungle dense, il y a le petit village de Képil. Un peu claqués mais content d’arriver, nous rencontrons la maman de Kafi qui nous préparera des plats fantastiques durant ces 4 jours. Au programme, rencontres avec les enfants de l’école islamique de Képil, visite du plateau de Dieng ainsi que de la ville de Wonosobo. Il y aura aussi la rencontre de la sage femme locale considérée aussi comme une guérisseuse. D’ailleurs avez-vous lu l’article et la vidéo de cette femme pétillante appelait Ibu Tarti ?
Non ?! c’est par ICI 😉

Le temps des découvertes…

L’école islamique

L’île de Java est musulmane et c’est une religion d’état. Par conséquent, les écoles sont islamiques et les codes sont respectés de manière plus ou moins poussés selon les endroits de l’île. On retrouve donc le port du voile pour les petites filles qui sont séparées des garçons à l’école. Nous aurons la chance de pouvoir pénétrer celle de Képil et de pouvoir discuter à coup de Salam Alaykoum – Alaykoum Salam 😉 On  y jouera même un instrument qui ressemble fort à un tambourin. Il y en a de plusieurs tailles et ils en jouent souvent. Un peu d’anglais pour se présenter et on se met chacun de notre côté fille-garçon le temps d’écouter la cinquième et dernière prière de la journée.

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Vulcains: il y a du choix sur Java !!!

Nous découvrons ensuite le plateau de Dieng, courageusement, sous une pluie battante !!! Mais c’était super de voir un volcan en activité, ses flaques de souffres qui bullent et semblent inoffensives… Mais détrompez vous et gardez bien vos mains dans les poches ! Une seule goutte vous ferez disparaître le petit doigt en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire ! La vue du cratère fumant du Sikidang entouré d’un paysage assez inédit pour nous, nous a vraiment surpris ! Non loin de là, nous avons pu découvrir une place avec plusieurs temples. L’un d’entre eux porte chance pour les amoureux ou ceux qui veulent rencontrer l’amour ! On a donc mis les chances de notre côté ! Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à la ville de Wonosobo, une ville remplie d’arbres géants et d’un parc où il fait bon se poser.

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Vidéo juste ici : P1090950

Et des rencontres…

Le quotidien de Képil, petit village de Java

Au petit matin, nous allons cherché le repas de midi au marché. Poisson chat au menu, accompagné de verdures ! Nous y rencontrerons la soeur de Kafi et ferons la connaissance de beaucoup de marchandes. En effet, ce sont en majorité des femmes qui tiennent les échoppes du marché. La famille nous a vraiment accueilli avec joie sous leur toit pour le repas. En dessert, des petits fruits du diable cueillis sur l’arbre par notre ami. Tout ça, après avoir rencontré biquette, chaton et cocottes du jardin, bien sûr 😉 L’après-midi Clément part avec Kafi voir les terres du papa et tente d’imiter son talent de décrocheur de noix de coco. En vain ! Nos pieds se sont peut être aplatis mais notre agilité n’en n’est pas encore à grimper pieds et mains nus ! Mais mon grand amateur de coco appréciera la manger même s’il n’en est pas le décrocheur officiel ^-^

Rencontre d’Ibu Tarti

Comme vous le savez déjà nous avons eu la chance de rencontrer la « maman » des mamans. Ibu tarti, cette femme guérisseuse qui traverse les âges et semble garder ce regard pétillant malgré les années passées. Les mains et les reins solides, elle nous aura accueillis deux fois. La première fois dans la maison d’un des voisins de Kafi où est né le petit dernier du village. Ensuite c’est chez elle, sur les hauteurs que nous la rencontrons avec son frère et son mari pour lui poser toutes nos questions. On confirme que les yeux pétillants, c’est génétique !

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Les p’tites anecdotes ?!

Le soir en rentrant de Wonosobo on est rentré un peu trop tard…
Par conséquent, nous avons levé le pouce ! Bref, nous sommes rentrés en stop 😀

Ensuite nous avons Clément qui fait « Radio Kepil » sous une feuille de bananier avec une courge en guise de micro !
Alors qu’il flotte comme vache qui pisse !!!

Et pour finir, la petite addition de Kafi ^-^
Mais pas d’inquiétudes, on a dissipé le doute pour les futurs couchsurfers 😉

Voilààààà !!!

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En conclusion 😉

On espère que ça vous a plu et que vous avez aimé suivre ces quelques jours avec nous !!!
A présent il nous faut faire route pour l’île de Sumatra où de nouvelles aventures nous attendent !!!
De gros bisous les amis 🙂

C&R




Permaculture et Spiritualité: à la croisée des chemins

Salut les Amis !

Témoigner de la beauté de la Nature est quelque chose qui nous tient particulièrement à Cœur durant notre voyage en Asie. La permaculture fait partie de ces belles collaborations possibles entre l’Homme et la Nature. Une façon de soigner la Terre tout en soignant l’Homme. La permaculture aide aussi l’Homme à renouer avec la Nature dont il s’est parfois senti, à tort, désolidarisé. En partant de là, je me suis posé la question de savoir s’il existait une ou des formes de spiritualité qui sous-tendent l’approche de permaculture ? Si cela vous dit, je vous emmène en chemin vers quelques réflexions…   

Un exemple concret de spiritualité au cœur d’une approche de permaculture: L’institut du Bumi Langit

Nous avons été particulièrement et agréablement interpellé par notre visite de l’Institut Bumi Langit et de son Univers ! L’institut se trouve à Imogiri, au Sud de Yogyakarta, sur l’île indonésienne de Java. Nous y avons passé une journée en compagnie de notre hôte couchsurfeur Anggit et de ses amis. Ils ne connaissaient pas du tout la permaculture, ce fut donc l’occasion de leur faire découvrir ! En fait, une journée c’était déjà bien riche pour apprendre plein de choses que nous sommes heureux de te partager enfin 😉

Le Ciel de la Terre

Bumi Langit signifie en Indonésien « le Ciel de la Terre » (Merci google traduction ;). Ce qui est tout à fait intéressant car c’est la dimension à la fois très terre-à-terre de la permaculture et le côté spirituel qui se retrouve ainsi connectés. Et nous comprenons par les rencontres, que c’est un point d’honneur que le fondateur, Iskandar, a tenu à mettre en avant.

dsc_0065_permacultureNous avons eu la chance de bavarder avec un petit moment avec Iskandar. Ce partage, nous l’avons retranscrit dans un précédent article que nous t’invitons à vite découvrir 🙂 En résumer, Iskandar nous parle avec beauté et beaucoup d’amour dans son regard, de la façon dont le Bumi Langit propose un mariage harmonieux entre l’Islam et les principes de la permaculture. Une réflexion d’une grande profondeur qui a inspiré ce nouvel article.

La permaculture est-elle spirituelle ?

permaculture-spiritualite_03Pour aborder cette question, j’ai eu envie de partir de la définition du Bumi Langi qui signifie le « Ciel de la Terre » en Indonésien. Je me suis demandé en quoi la permaculture incarne t’elle une dimension « Terre », disons plutôt terre-à-terre. Et en quoi la permaculture propose une dimension « Ciel », c’est-à-dire plutôt spirituelle. Nous verrons qu’en fin de compte, le deux dimensions « Terre » et « Ciel » sont en fait un peu comme les deux faces d’une même pièce. Il n’est donc pas vraiment judicieux de les distinguer fondamentalement l’une de l’autre.

La dimension Terre

Jusqu’à présent, la plupart des modèles de permaculture que j’ai découverts en Belgique et en France, accordent une importance particulière au côté « Terre-à-Terre ». Ce qui ne signifie pas pour autant que ce côté est dénué de toute spiritualité, bien au contraire !

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En permaculture, on apprend par exemple à cultiver les plantes de la façon la plus optimale et la plus adaptée au milieu dans lequel elles se trouvent. Ou encore, à recycler toute la matière dans le but de créer un écosystème dont le bilan énergétique est très faible. En d’autres termes, viser la résilience, l’autosuffisance alimentaire et énergétique, et ce, en respectant la Nature. La permaculture invite souvent à recréer et dynamiser le lien social entre les gens. En favorisant par exemple des circuits courts entre le producteur et le consommateur (AMAP, GASAP)

Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet et la littérature est de plus en plus foisonnante. Je tâcherai d’en faire un tour d’horizon dans un prochain article.

La dimension Ciel

permaculture-spiritualite_02Quand j’évoque la dimension Ciel de la permaculture, je veux parler de la spiritualité qu’il y a derrière. De l’état d’Esprit qui la nourrit. Et si je fais une distinction entre le côté Terre-à-Terre et le côté Spirituel de la Permaculture, en réalité j’ai conscience qu’il ne serait pas très juste d’opposer les deux. Car s’investir de manière très concrète dans le travail de la Terre, tout en favorisant les liens sociaux est en soi une démarche spirituelle !

Pour moi, vivre sa vie de manière Spirituelle traduit la façon dont chaque individu se perçoit dans la Vie.  La manière dont il se comprend lui-même en tant qu’individu, tout autant qu’au sein de la société, du grand Écosystème que constitue notre Planète, voire de l’Univers…

Au jour d’aujourd’hui, une bonne partie de la pensée occidentale reste fondée sur une vision matérialiste de l’Etre humain et de ses rapports à la Nature. Je ne jette pas la pierre à la pensée matérialiste. Le matérialisme a contribué à l’évolution de l’être humain sur de nombreux aspects, notamment des avancées technologiques dans différents domaines. Toutefois, le culte de la pensée matérialiste nous mène aujourd’hui au triste constat d’une planète dégradée et en surchauffe. Les ressources naturelles continuent d’être vampirisées bien au-delà des capacités naturelles de régénération de la Planète. En plus de cela, on ne peut pas vraiment dire que le baromètre du bonheur intérieur soit au top chez la plupart des gens et des sociétés modernes…

Les 3 différentes facettes de la spiritualité

1. La conscience globale

permaculture-spiritualite_13Je suis enthousiaste de constater un point commun chez tous  les permaculteurs que j’ai rencontrés. Ils sont tous à peu prêt conscients et d’accord sur l’état de perversion de notre Système actuel, tant sur un plan écologique, politique et économique. Chaque permaculteur ressent en lui que notre système actuel ne peut pas continuer ainsi. Qu’il est nécessaire de chercher, de trouver et d’expérimenter de nouvelles alternatives concrètes.

C’est ce que j’appelle un premier niveau conscient de spiritualité. Prendre profondément conscience de la situation actuelle, à un niveau global mais aussi individuel. Cultiver et nourrir un désir de changement. Rien que cela contribue fortement à faire évoluer l’individu mais aussi la société, indirectement, vers une élévation du niveau de conscience.

Par conséquent, je pense que chaque permaculteur cultive déjà en lui-même cette première dimension spirituelle. C’est déjà beaucoup et peut-être déjà suffisant pour faire bouger efficacement et durablement les choses.

2. La connaissance de soi et des autres

J’identifierais cette connaissance comme le travail personnel que l’individu est amené à entreprendre pour comprendre ses propres fonctionnements. Que ce soit dans ses rapports à lui-même, à ses propres émotions, que dans ses rapports aux autres. On pourrait mettre cela sous la bannière « Développement personnel », même si je trouve cela un peu réducteur.

permaculture-spiritualite_09A ce titre, les quelques approches de permaculture auprès desquelles je me suis instruit, abordent souvent et ingénieusement la question du développement personnel. Elles proposent par exemple des petits exercices individuels et collectifs, basés sur des techniques comme la communication non violente (CNV). La CNV nous invite à être attentif à ce qui se passe en nous et autour de nous. Afin d’apprendre à reconnaître nos émotions et à les exprimer, apprendre à communiquer avec l’autre de manière attentionnée et bienveillante. Certains outils de facilitation et techniques d’intelligence collective sont également proposés et expérimentés de manière ludique au sein des communautés de permaculteur. Apprendre ainsi à développer son potentiel créateur, que ce soit en individuel ou en groupe.

3. Son petit jardin secret…

permaculture-spiritualite_06Parler de ce troisième aspect de la spiritualité, c’est aborder une question qui n’est pas toujours posée ouvertement, ni enseignée nécessairement au sein des approches de permaculture. Nous rentrons là dans quelque chose de plus intime, de plus personnel. Où chaque individu est invité à exprimer sa vision profonde en la Vie, son univers intérieur et sa relation au monde.

Sur ce point, tous les permaculteurs ne sont pas forcément d’accord! Et heureusement d’ailleurs, c’est très bien ainsi! Cela favorise la diversité et, par conséquent, la notion de résilience qui est si chère aux permaculteurs 🙂

Derrière ce dernier niveau de spiritualité, certains penseront immédiatement à « croyance », « foi » ou « religion ». C’est bien plus large et ouvert que cela. En fait, ce qui est intéressant avec la notion de spiritualité, c’est qu’elle invite plus l’individu à se transformer de l’intérieur, sans nécessairement revendiquer son appartenance à un dogme ou à une idéologie.

Dans le cas du Bumi Langit, ce que j’ai trouvé tout à fait incroyable et unique en son genre, c’est le fait que des individus invitent les principes de l’Islam à venir s’incarner dans ceux de la permaculture. A moins que ce soit la permaculture qui vienne s’incarner dans les principes de l’Islam… Probablement que ce sont les deux à la fois. Islam et permaculture viennent alors à se féconder mutuellement pour vivre l’unité, célébrer et respecter le principe du Vivant en chaque être.

D’autres exemples de communautés spirituelles fondés sur les principes de la permaculture existent un peu partout dans le monde. C’est le cas depuis plus de 50 ans, de Findhorm, en Ecosse, ou de Auroville, en Inde.

Conclusion

Dans un monde qui bouge à un rythme de plus en plus effréné, je sens qu’il est « urgent de ralentir », comme le disait Fabian Feraux, un des formateurs en permaculture que j’ai rencontré à Bruxelles. Ralentir un peu afin de se ressourcer et de chercher en soi ce qui nous fait le plus vibrer « de l’intérieur ».

permaculture-spiritualite_18La permaculture est bien plus qu’une simple technique. C’est avant tout une façon d’Etre, une manière d’observer, de se comprendre et de comprendre le monde. De se sentir responsable de son propre bonheur, certes, mais aussi et surtout du bonheur collectif. Le permaculteur, je trouve que c’est un petit jardinier de la terre qui aime et prend soin de la planète avec son cœur.

Voilà, ce nouvel article à la rencontre de la spiritualité et de la permaculture touche à sa fin. J’espère qu’il t’aura plu. Si c’est le cas, n’hésite pas à laisser un petit commentaire. Si ce n’est pas le cas, n’hésite pas à laisser également un commentaire 😉

Pour aller plus loin

  • Découvrir la permaculture: http://www.permaculture.fr/
  • Visiter le Bumi Langit Institute: www.bumilangit.org

 




Couchsurfing sur l’île de Java: des belles expériences humaines ! Partie 1

Salut les amis,
Aujourd’hui on te raconte nos expériences de couchsurfing sur l’île de Java, vécues avec Anggit à Yogyakarta et à Wonosobo avec Kafi 🙂 Mais Kafi c’est dans ce prochain article 🙂 Des partages inattendus et tellement riches. Pas de doute, leur générosité nous a bouleversé…

A Yogyakarta

Rencontre d’Anggit

Le couchsurfer que nous avions repéré depuis l’île de Gili Air s’appelle Anggit. D’après son profil, il a 70 ans et de la place pour 14 personnes. Sans compter qu’il est d’une rapidité What’s App qui nous intrigue. Plus on se rapproche du moment de rencontre, moins on est confiant. Bon, la photo de profil représentait un vieil homme qui tend la main à un autre homme assis sur le sol, sous un vieil arbre. Son profil de travail indiquait qu’il était travailleur social. Donc euh… Normal, on s’interroge et on ne comprend rien ˆ-ˆ On en a entendu de toutes les couleurs sur le sujet du couchsurfing, alors bon… Et évidemment nous sommes les premiers couchsurfers qu’accueillent Anggit donc zéro référence ˆ-ˆ

Puis, de l’autre côté de la rue apparaît un jeune homme, la trentaine, qui nous fait signe. On se dit que c’est peut être son fils, ben oui, ça expliquerait la vivacité et la rapidité des messages échangés 😉 Eh ben non ! Il s’agit bien de Anggit lui-même, 34 ans et effectivement travailleur social. Mort de rire ˆ-ˆ Nous avons rencontré sa petite famille et sa maisonnette. On est quand même assez loin de la place pour héberger 14 personnes ! Ca tombe bien, on est deux et ils viennent juste d’emménager. Ils ont été adorables ! Ils ont été acheté des matelas juste pour nous ! Eux mêmes n’avaient installé qu’un tapis et le lendemain une table basse, c’est dire !

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Visites alentours et imprévus

L’après midi de notre arrivée, nous avons voulu avant tout aller visiter le temple de Pranambanan. Anggit nous y a déposé en voiture, nous laissant entrevoir les premières mosquées de la ville. Le temps se gâte à grande vitesse et me fait rapidement regretter d’avoir refusé le parapluie que me proposait Mme Anggit ! Le ciel bleu m’a bien eu ! Arrivés au guichet « ticket tourist », les prix nous font sursauter: 240.000 IDR par personne ! Et à priori, le site de Borobudur va coûter plus cher ! Le temps continue de s’assombrir et d’un coup, les nuages se percent, l’orage gronde et la pluie coule à torrent ! et le site ferme dans une heure… Les jeux sont faits: nous décidons de garder nos sous et notre temps de visite pour le site Borobudur.

Enfin, la pluie se tasse et nous marchons en direction d’un autre temple, le Candi Plaosan. Sur le chemin, nous passons par des petites rues adorables et nous découvrons des habitants souriants et étonnés de voir des touristes dans le coin ! La plupart des visiteurs n’iront jamais mettre les pieds ici, c’est sûr ! Et bien, ce site a été une réelle surprise aussi pour nous, et une bonne ! A 2000 IDR par personne, on aurait tort de s’en priver ! Candi Plaosan un site de taille moyenne avec plusieurs petits temples en ruine ainsi qu’un énorme temple hindoue se tient au milieu. Il y a de longues allées pour déambuler, découvrir les chats et les enfants du site. Ces gardiens des lieux s’amusent beaucoup et se marrent aussi de nous voir là. Tout derrière les pierres, il y a des escaliers qui mènent sur une place encadrée d’une vingtaine de Bouddhas. Sacrée atmosphère, c’est le cas de le dire… Heureuse découverte et vive les imprévus !

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Retour à l’école

Anggit en plus de nous accueillir a tenu à nous montrer ses différents lieux de travail. Pour lui, c’est comme un second lieu de vie tellement il y passe du temps. En fait, il a réalisé le projet d’ouvrir des écoles qui sont aussi des lieux d’accueil de jeunes enfants entre 4 et 18 ans. La raison de cet accueil se fait parce que ces enfants se retrouvent sans leurs parents (décédés ou qui les ont abandonnés), ou encore si se sont des parents seuls, trop loin de la ville, sans argent et qui ne peuvent donc offrir l’éducation à leurs enfants.

Nous avons visité 3 écoles, essentiellement de filles. Il s’agit automatiquement d’écoles islamiques puisque nous sommes sur l’île de Java qui est musulmane. Donc toutes les jeunes filles sont voilées et suivent les cours, au rythme des textes et des prières coraniques. Anggit nous a proposé de donner un cours d’anglais en parlant de nous, de nos jobs, de notre voyage etc. C’était une super expérience, elles ont été super réceptives et curieuses ! Elles nous ont fait beaucoup rire aussi 🙂 Ensuite nous sommes allés chercher à manger pour tout les élèves de la dernière école.

Quelle belle expérience !

On a passé un moment inoubliable à manger, puis à échanger jusqu’à près de minuit. Les examens approchaient et elles nous ont posé des questions pour savoir comment faire pour toujours garder de la motivation en soi-même quand on n’a pas envie d’étudier ?! Des questions sur la confiance en soi, l’estime de soi, comment c’est de voyager etc. Elles avaient un anglais à faire pâlir un élève français du même âge ! C’était bon et c’était beau de les voir si curieuses, si excitées, si inspirées, si désireuses de savoir d’où nous venions, si gourmandes des glaces apportées, si étonnées de notre façon de faire les frites (oui, oui ˆ-ˆ)… Bref une des plus belles journées de notre voyage sans aucun doute !

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Quittez Anggit et tout ça, ça m’a fichu un petit coup au moral. Je m’étais attachée à tout ce petit monde, ces jeunes filles, à Anggit et sa famille. Tant de générosité d’accueil et tellement d’humilité et de discrétion aussi. Enfin, juste…

Merci !

C&R