Découvrir Bali : nos bons plans et nos boulettes ;) Partie 2

Salut les amis !
Comme promis la suite du dernier article qui se déroulait essentiellement sur Ubud 😉
On a passé nos deux derniers jours à Bali avec notre guide Ayu Tri (évoquée dans des articles précédents).

Jour 4: un guide pour aller plus loin et découvrir Bali

Temple Batukaru

bali-clement-templeLe rendez vous est à 9h à notre Hostel Ubud. Nous rencontrons Ayutri et discutons avec elle. Le courant passe bien et nous embarquons dans la voiture et nous aurons son mari Putu pour chauffeur. Nous partons alors découvrir des lieux authentiques et nous nous enfonçons dans la nature de Bali. Le 1er site est le temple Pura Luhur Batukaru. Il se situe au pied d’un volcan du même nom, le Mont Batukaru. Le tout se trouve perdu dans une forêt au brouillard matinal mystérieux. Pour le visiter nous enfilons des sarongs, tenues officielles pour pouvoir visiter un temple hindoue. L’endroit est incroyablement silencieux et nous offre un contraste saisissant avec Ubud. Ce lieu invite à une certaine paix et inspire un silence intérieur comme pour établir un contact avec soi-même. Il est construit en 3 niveaux : Terre – Mer – Ciel. Ce temple semble ne jamais cesser de monter comme pour atteindre ou du moins se rapprocher, d’un Nirvana ou paradis céleste invisible pour nos yeux. Nous arrivons en haut de ce temple, encadrés par des arbres d’une hauteur vertigineuse, protecteurs de ce lieu. Puis nous redescendons en passant par le lac de la Déesse de l’Eau et des sources d’eau dont une partie est Sacrée par le Brahmane pour les cérémonies et l’autre pour le public. Nous revenons de cet endroit complètement stones 🙂 et revigorés. Le soleil s’est comme levé de nulle part et nous partons sourires aux lèvres, un peu perchés, on ne vous le cache pas ^-^.

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Jatiluwih

En route maintenant pour un site protégé par l’Unesco sous une chaleur un peu écrasante: les rizières de Jatiluwih. Assez exceptionnelles à première vue. Avant de nous y balader, nous mangeons un bout au restaurant qui surplombe les lieux. C’est un buffet à volonté qui vous coûtera 100.000 IDR par personne + 10% de taxes (boissons non comprises). Une fois le ventre plein, nous entamons la balade digestive sous un ciel qui vient de changer et laisse présager un bel orage. Ces rizières nous offrent un paysage rare et très étendu de cultures de riz sur des étages et des étages, à n’en pas finir. Nous sillonnons ces étages en imaginant le travail que tout cela représente… La pluie finit par tomber à grosses gouttes !!! Nous ne courons pas, nous l’apprécions !!! Ca nous rafraîchit au taquet et ça , ça fait du bien 😉

Région du Bratan

Pour terminer notre tour de cette première journée, nous nous rendons à Ulundanu Beratan. Il s’agit d’un temple au bord du lac Beratan près du Mont Bratan. Et ce n’est pas n’importe quel temple puisque nous pouvons le retrouver dessiné sur les billets de monnaie indonésienne. Il y a une bonne promenade à y faire. Vous pourrez y trouver également une stuppa bouddhiste et apercevoir au loin une mosquée. L’harmonie de Bali c’est un peu ça: y a de la place pour tout le monde quoi ˆ-ˆ ! Durant tous ces petits trajets nous aurons traversé plusieurs check-point routiers à des prix différents. Au total, ça nous sera revenu aux alentours de 100.000 IDR pour les deux jours.

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Jour 5: quand l’authenticité est au rendez-vous

Nous avons dormi comme des marmottes au Nema Problema. C’est une auberge qui se trouve juste à côté de la Monkey forest. La nuit en dortoir nous est revenue à 160.000 IDR soit 8€ par personne, le lieu est grand et le petit déjeuner compris est super !

Rencontre avec le guérisseur

Notre premier rdv de la journée, et pas des moindres, est prévu avec le guérisseur du village de Mas. Ayutri sera notre traductrice pour toute la durée de l’entrevue qui consistera à poser des questions pour nous mais aussi sur le travail de cet homme. Il est en contact avec des esprits et reçoit des informations sur le futur. On va le voir surtout pour des conseils pour soi-même, pour sa santé, si on a trouvé le bon partenaire, si nous sommes bien faits pour notre travail, si la maison est bien placé etc. Bref vous pouvez y venir pour toutes les difficultés qui pourraient traverser votre vie. Cette visite qui aura duré un peu plus d’une heure, nous aura coûté 200.000 IDR de donation. Si vous n’avez pas encore lu le récit de cette sacrée rencontre, cliquez ici 😉

Village typique de Bali

Nous nous sommes ensuite rendus à Penglipuran, un village typiquement balinais. Ca nous a permis de découvrir à quoi devait ressembler les habitations mais aussi l’organisation de la vie communautaire balinaise. Une forêt de bambou se trouve au bout de la seule rue du village, vous ne pourrez pas vous tromper ! Ce village à été une expérience très chouette et le fait que nous étions encore dans nos sarongs, nous sommes devenus les curiosités d’étudiants de l’île de Java venus visiter le village. Eh oui, des visages pâles en mode balinais, ça fait de nous des bizarres : Hugh ! Tout s’est passé très vite: photos, selfis, autographes, questions-réponses… De vrais stars VIP !!! On avait mal aux joues, au ventre, d’avoir autant ris et souris ! c’était trop drôle vraiment !!! Quant aux locaux, ils vous accueillent très discrètement dans leurs maisons, vous montrent leur temple familial, et vous proposent de multiples souvenirs ou boissons à vendre. Ce village est d’une propreté exemplaire, à l’ambiance relaxante et peu touristique 😉 Il vous en reviendra 30.000 IDR par personne.

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Temple Kehen

Nous faisons ensuite route pour Kehen, le temple du feu et de la montagne. Plutôt impressionnant dans le genre, érigé en 3 étages aussi, vous trouverez ce temple en bordure de la route comme si de rien n’était. Attention aux vendeurs de souvenirs qui peuvent être plutôt insistants voir agressifs d’après notre guide. Ne vous laissez pas impressionner et tracer votre route poliment en refusant, remerciant tout en souriant ! Comptez une quinzaine de minute pour faire le tour des dragons, éléphants, tortues et autres barons. Personnellement je suis toujours très impressionnée par la taille des portes, les gravures, et les couleurs sans oublier les arbres sacrés géantissimes. Ces derniers se dressent tels des gardiens qui me fascinent, honnêtement. Bref, à 35.000 IDR on aurait tort de s’en priver.

P1090562Région de Agung

La faim commençant à tordre nos bidous d’affamés, nous partons dans la région de Sidemen et nous retrouvons dans le même genre de restaurant que la veille. 100.000 IDR repas illimité sans les boissons et la taxe de 10%. Mais attention, c’est un peu le parcours du combattant et du nid-de-poule, si vous êtes encore sur la route et non sur un chemin ˆ-ˆ  le tout entre jungle et rizières à perte de vue ! Nos ventres un peu secoués pourront se sustenter et nos yeux se nourriront de la vue majestueuse des rizières et du Mont Agung. En sortant vous pourrez apercevoir une chauve souris géante se balader sur son bout de bois devant le restaurant. Par les derrières, vous pourrez visiter un jardin avec toutes les plantes et arbres fruitiers les plus communs de Bali. Et pour terminer, au bout du chemin, vous pourrez vous poser et prendre un café en plein milieu de la jungle.

Village de sel

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Le village de sel de Kusambaï sera notre dernière étape de la journée avant de rejoindre le port de Padangbai. A l’est de Bali, vous pourrez trouver ce petit village de pêcheurs d’une rare authenticité. Les gens sont très souriants malgré la fatigue qui se lit sur leurs traits. En effet, nous découvrons le long labeur quotidien de ces hommes et de ces femmes à la fabrique du sel. Le temps semble s’être arrêté ici ou couler au compte-gouttes. Le sable et la mer prennent leur temps pour qu’un jour surgisse le sel, trésor maritime pour une survie terrestre. Le grand père est fier de nous montrer comment il ramène l’eau de la mer et la sème sur le sable. Il faudra plusieurs étapes pour aboutir à l’obtention d’un seul sachet de sel. Quel courage ! Très beau moment, très belle rencontre. Vous pouvez laisser ce qu’on appelle un pourboire qui est en fait un don ou acheter des bijoux que les femmes s’empressent de vous montrer. Je ne savais pas trop à quoi pouvait correspondre un don, Ayutri à vite compris et elle nous explique qu’un don de 20.000 IDR est habituel. Nous avons choisi de donner plutôt que d’acheter quelque chose, à vous de voir, ce n’est jamais évident dans ces moments là, c’est à vous de le sentir…P1090613

Bientôt Gili, au revoir Bali

C’est avec le sourire aux lèvres et de la tendresse dans le cœur pour ce village que nous repartons vers notre destination ultime: Padangbai. De ce port on peut rejoindre les petites îles Gili par bateaux publiques ou par speed boat. Il est 18h, nous saluons Ayutri et partons nous renseigner. Au début nous voulons prendre un bateau avec les locaux, mais très vite nous avons compris que nous allions en avoir pour 4h voir 6h. Notre situation est un peu complexe car nous souhaitons aller sur Gili Air et en revenant, rejoindre l’aéroport de Denpasar pour s’envoler pour Yogyakarta. Bref, après mûre réflexion et beaucoup de discussion, nous avons pris le parti de payer 800.000 IDR soit un peu moins de 80€ pour l’aller retour pour deux pour Gili Air, qui comprend le bus qui nous emmènera jusqu’à Denpasar. Je pense qu’on n’a pas fait de boulettes sur ce coup là. On aurait pu faire différemment en passant par Lombok, mais en regardant notre portefeuille et l’emploi du temps, on s’est dit qu’il était temps de tracer la route ^-^

Nous avons donc passé la nuit au port de Padangbai au Fat Barracuda pour le même prix qu’au Nema Problema. C’est une auberge à la déco très « mosaïque », plutôt propre et le petit déjeuner compris (plus petit que celui du Nema Problema). Mais honnêtement le matin, on voulait juste tracer et pas rater le bateau parce que c’est quand même tout un truc ! Mais ça, c’est une autre histoire 😝 Une histoire qui nous mènera à vivre de nouvelles aventures du côté des îles Gili… Comment choisir la bonne île Gili en fonction de vos attentes ? Les réponses au prochain épisode ! En tout cas, j’espère que ça vous aura plu !!! Merci à Ayutri et Putu, et à toutes les personnes qui nous ont guidé au mieux et que nous avons pu croiser pendant ces quelques jours passés à Bali 🙂

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Gros bisous les Amis !!!

C&R




Decouvrir Bali : nos bons plans et nos boulettes ;) Partie 1 Ubud

Salut les amis 🙂
Nous voila a presque deux mois apres notre depart, il est temps de vous livrer quelques details pratiques au sujet du debut de notre voyage a savoir comment nous avons decouvert Bali en 5 jours ! Mieux vaut tard que jamais, pas vrai ^-^

Jour 1 : Notre arrivee a Bali ou comment se faire avoir 3 fois en quelques heures seulement 😉

Pour memoire, nous sommes partis le 28 mars dernier ! Le decalage horaire de +6h et le temps du voyage depassant les 24h, nous avons atteri le 29 mars en debut de soiree a Bali. Pour quitter l’aeroport de Denpasar nous avons fait notre premiere boulette en suivant un conseil du routard (et oui cela peut arriver surtout quand on est decalque, jetlage, tout ce que tu veux !!!). Nous avons pris un taxi bleu pour rejoindre Ubud depuis Denpasar, le bougre nous en a coute 600.000 IDR. Pour info, grossierement 1 euro = 10.000 IDR (indonesian roupia). Ensuite, notre deuxieme bavure, parce qu’on est bien d’accord que quand ca commence t’en fais pas qu’une, on a achete une carte sim pour notre telephone. 300.000 IDR, oui monsieur O-o On fait parti du haut niveau de la boulette en moins d’une heure de pied pose au sol. Le truc normalement coute 30.000 IDR et le taxi la moitie… Comment te dire ^^ On en rit maintenant mais sur le moment on etait un peu a cote de la pompe !!!
friendly-baliLe moment ultime : l’auberge de jeunesse ou l’on part dormir s’avere plutot excentree d’Ubud et pas vraiment comme je l’imaginais. J’avais reserve une chambre a l’auberge de jeunesse « Friendly House Bali » pour 1 nuit. Spartiate comme chambre dite Deluxe a 230.000 IDR, mais pour une nuit ca a fait l’affaire.

Jour 2 : Hello Ubud

Le 30 nous sommes partis sac sur le dos a pied jusqu’au centre. Pourquoi a pied me direz vous ? Alors, non pas parce qu’on s’est fait roule par le taxi la veille (quoique…), mais surtout parce que meme si Bali a connu une tres grande expansion touristique, les infrastructures n’ont pas suivi notamment les moyens de deplacement. Donc en fait il est bon de savoir qu’il n’a aucun transport public. Le transport ultime pour les balinais reste le scooter. C’est hyper impressionnant d’ailleurs, d’un point de vue visuel (parfois a 4 sur le scooter) vous ne pouvez pas rate le concept ! Le cote sympa de la marche c’est de decouvrir la ville de l’exterieur jusqu’a son coeur. Ainsi nous sommes tombes sur de nombreux temples hindous familiaux ou publics, sur des ateliers artisanaux de bois et de verre incroyables et des cantines locales peu cheres (40.000 IDR par personne) et copieuses 😉 Une fois arrives a notre nouvelle auberge de jeunesse « Hostel Ubud », un peu morts entre le soleil, la chaleur humide et les supra sollicitations par les taxis locaux (pas fiables en terme de prix, soyez prudents ca peut chiffrer tres vite !), nous pouvons enfin poses nos gros sacs. La nuit en dortoir nous coutera environ 150.000 IDR pour 2. Sachez aussi que tous les prix indonesiens affiches sur les cartes de restos et autres services sont soumis a une taxe pouvant varier mais en general on est autour des 10%.

danse-baliNous sommes ensuite partis a la decouverte des rues alentours de l’auberge qui au passage est bien accueillante, le personnel chaleureux et souriant, le dortoir propre, climatise/ventile et au rez de chaussee il font restaurant et le soir il y a toujours un petit concert de musique. Vous ne pourrez pas echapper longtemps aux ondes Bob-Marleyiennes qui semblent avoir envahi tout Bali et vous laisse dans une cool attitude qui resume assez bien le mood balinais. Les petites rues sont charmantes, de magnifiques offrandes florales, encens,… mais je ne sais pas si c’etait nous mais nous nous sentions en decalage entre le bruit et le cote ‘busy’ touristique. Je vous en parle d’ailleurs dans un de mes precedents articles sur la societe balinaise et cet equilibre touristique parfois difficile a trouver. Le soir nous avons eu la chance d’arriver a temps pour voir des danses balinaises traditionnelles au Pura Dalem Taman Kaja. Il s’agit de danses Kechak et danse avec le feu. C’etait vraiment incroyable, on vous le recommande a 100%, c’etait 75.000 IDR par personne. Un coeur d’hommes hypnotiques, des danseuses aux tenues incroyables, des histoires hindoues, le tout sous le ciel etoile de Ubud. A ne pas manquer !

Jour 3: le coeur d’Ubud

palais-baliAu taquet pour ma part depuis 5h du matin, nous partons visiter les spots historique de la ville. Mous partons donc visiter la rue principale : Jalan Raya Ubud. On a mange un bout au Dapurku qui etait bien sympa et qui est au bout de la rue si on peut dire. La, vous avez pas mal d’ATM qui sont en fait les points « banque » pour retirer des sous. Puis on a marche en croisant une galerie d’art batik qui est l’artisanat phare de Bali.  En passant on a croise de nouveaux temples hindoues, et nous arrivons au marche d’Ubud. Avec une partir ouverte et une partie couverte, le marche se revele etre assez grand et bien achalande. Vous trouverez des paquets de souvenirs en tout genre allant du batik (en peinture ou en tissu), aux masques peints, aux statuettes du Bouddhas ou autres divinites en bois ou en pierre, sans oublier tous les produits classiques et derives comme porte-cles, magnets, bijoux etc. Puis direction le Palais d’Ubud qui est une tres belle place a visiter. Nous sommes tombes sur un wagon de chinois mais l’espace est assez grand pour ne pas se sentir les uns sur les autres.

saraswati-temple-bali-lotusQuelques metres plus loin, ne ratez pas cette jolie place face au cafe Lotus qui n’aurait pas pu mieux porter son nom puisqu’il se trouve face a une tres belle etendue de lotus. Le plan d’eau est devant un immense temple qui n’est accessible qu’aux hindoues, qui portent un sarong (tissu que les personnes nouent autour de leur taille d’une facon precise pour entrer dans les temples pour prier). Il y a d’autres regles a respecter que vous pouvez decouvrir dans mon article sur l’hindouisme de Bali.

kopi-ubud-bali Apres ca nous avons quitte la rue principale pour les petites rues plus silencieuse et un peu plus authentiques d’Ubud. Nous nous sommes arretes boire un verre au Kopi on Bisma pour y gouter les fameux « jamus » qui sont des jus typiques de la tradition des medecines naturelles balinaises. Vous avez le choix entre 4 couleurs et donc 4 recettes differents. Je vous dirais que le plus facile a avaler reste le jaune a base de curcuma, miel et orange si je me souviens bien. Ca reste hard en ce qui concerne le violet et le vert 😛

Nous avons poursuivi notre petite route nous amenant jusqu’a la Monkey Forest. Quel endroit ! Nous avons adore ! Vraiment c’etait incroyable ! Quelques precautions s’imposent : les sacs a dos, les sacs a main, les boucles d’oreille, en bref tout ce qui brille, qui pendouille, fermez le ou ne le prenez pas avec vous si vous savez que vous y allez. Les singes sont tres joueurs et a peine entree mon ticket a disparu de ma main plus vite que je ne l’ai achete ! D’ailleurs il vous en coutera 15.000 IDR par personne. Des l’entree, les singes sont la et la foret s’etend aussi bien sur la longueur que sur la hauteur. Avant de rentrer je mets donc a couvert le maximum d’affaires dans mon sac avec nos petits cadenas pour securiser les fermetures eclairs. Franchement heureusement que nous les avions !

monkey-baliNous rentrons et nous asseyons le temps que Clement fasse de meme et la, je ne sais pas ce qui s’est passe en quelques secondes : plus de ticket en main, 5 singes sur moi, j’etais petee de rire car ils sont adorables et d’une delicatesse incroyable ! J’ai ri d’un etrange sentiment d’amitie avec ces singes qui en un clin d’oeil m’ont chippe le papier d’entree, tenter de me faire le sac, chercher des poux dans les cheveux, chipper ma boucle d’oreille rikiki plus rapide et plus doux qu’un pickpocket 😉 La foret est superbe, bien amenagee si vous voulez y aller en famille, il y a plus d’une centaine de singes ! Impossible de les rater et si c’etait le cas, eux nous vous raterons pas ^-^ ah ah ah ! C’est magique comme je me suis regalee ! En tout cas quelques trucs importants a se souvenir : ne les regardez pas dans les yeux, ne courez pas, s’ils vous montent dessus ne criez pas et pas de gestes brusques, soyez vigilants si vous prenez a manger pour les attirer ils peuvent etre un peu hargneux et se disputaient fort entre eux !

Voila, cette premiere partie d’aventure terminee, j’espere que vous y trouverez les infos que vous cherchez ou juste le plaisir de nous lire 😉 En tous les cas, merci de nous lire et n’heistez pas a nous laisser un commentaire, a partager etc 😉

A la prochaine pour la 2e partie de notre sejour sur l’ile de Bali hors Ubud !!!

C&R

ps: desole pour les accents, y en avait pas sur notre clavier ;-/




La société balinaise : entre hindouisme et tourisme

Salut les amis,

J’ai envie de vous partager comment nous avons trouvé les balinais, ce que le tourisme change dans le quotidien des balinais. Mais aussi de vous en dire un peu plus sur le fait que l’hindouisme reste présent uniquement à Bali et comment cette religion vécue au quotidien perdure dans toute sa splendeur, comme si de rien n’était et ne pourrait jamais changer !

La gentillesse balinaise

DSC_0122En effet, les balinais sont d’une gentillesse rare pour nous, pauvres occidentaux qui côtoyons au quotidien si souvent l’individualisme. Ici, les sourires seront toujours au rendez-vous et comment vous dire qu’il n’en sera que plus beau à recevoir si vous leur décrochez quelques mots en « bahasa indonésien » 😉 Allez c’est cadeau, voici quelques mots-clés juste pour vous !

  • Oui : Ya
  • Non : Tidak
  • Merci : Terima kasih
  • Bonjour : selamat paggi (matin), selamat malam (soir), selamat tidur (nuit)
  • Je m’appelle : Namasaya…
  • C’est bon 😛 : Enak

Cependant, je ne te cache pas que même s’ils sont gentils, toi tu restes un touriste et donc un petit portefeuille bien remplis même si en vrai c’est peut être pas complètement ça… ! Alors je t’avouerais que Tidak Terima Kasih tu l’utiliseras très souvent si tu vois ce que je veux dire. Mais très important bien sûr, n’oublie pas de donner ton plus beau sourire 🙂 Je te promets que du coup dire « non », c’est pas grave ! Et tu sais pourquoi c’est pas grave ?! Parce que les balinais sont respectueux et très tolérants. Et je peux te dire que pour accepter certaines dégaines de touristes à moitié à oil-p, il en faut de la tolérance ˆˆ

Ils sont aussi très patients 😉 L’indice le plus révélateur c’est leur calme au volant, là où toi comme moi on aurait déjà pété un câble puissance 20 000 ! Si, si !!! Rappelle toi, tu sais quand t’es dans les embouts, que ce soit sur le ring de Bruxelles, sur la petite couronne de Paris ou sur la rocade toulousaine, il est 19h et tu pleures parce que t’avances pas d’un iota ou qu’on vient de te faire une méga queue de poisson en prenant la sortie que ça fait 2h que tu l’attends !!! Bref, eux ils sont top zen alors que des scooters te roulent dans tous les sens, les voitures se frôlent, sans parler des piétons ou des poulets… Un flegme totale à faire pâlir un britannique ˆˆ

Tourisme et Bali : un équilibre socio-économique délicat

Le tourisme de l’Indonésie c’est 50% à Bali et l’autre moitié dans le reste du pays. Tu vois le truc ! L’enjeu du tourisme ici c’est tout un poème, car c’est un équilibre qui est quand même dur à trouver. Entre des salaires plus hauts mais une vie plus chère, avec des choix de consommation qui sont en expansion et qui font forcément dépenser plus avec des prix d’achats parfois équivalents aux nôtres !!! Les publicitaires font bien leur job, un truc de dingue: des spots tournés dans des maisons bien de chez nous auxquelles les balinais moyens n’auront jamais accès. Cela déforme complètement leur réalité comme un objectif à atteindre qui ne pourra jamais coller ni avec leurs salaires et encore moins avec leur culture. C’est comme ça que tu trouveras des échoppes plus belles que des maisons ! Pour que tu puisses mieux te rendre compte un salaire moyen balinais c’est 600 euros et depuis peu il y a un salaire minimum pour les gens qui sont sans emploi versé par l’Etat Indonésien qui est de 205 euros. T’as compris quoi…

masques-tourisme-artPour ce qui est de l’éducation, le prix des études a aussi augmenté mais pas seulement. Le niveau demandé en regard de tout ce que le tourisme permet de développer comme business : complexe hôtelier, personnel, guide etc. a également été tiré vers le haut. Les écoles primaires publiques restent gratuites mais pas les privées. Pour le supérieur tout est payant et de plus en plus cher, même si le public reste un peu plus abordable. Du coup, les gens sont mieux payés grâce au tourisme mais le prix de la vie a aussi augmenté rendant les écoles de moins en moins accessibles et une demande de haut niveau de plus en plus importante. Faire de longues études devient alors l’exigence, la normalité et ce à quoi aspirent les petits balinais. Pas facile donc de trouver l’équilibre avec ce tourisme en plein essor, tu l’auras compris !

Les femmes : une dualité entre caste hindouiste et réalité sociale

Ah la femme dans la société ! Pas toujours facile mesdames de trouver notre juste place dans ce bas monde, hein ?! Si cela est vrai chez nous en Occident, nous n’avons pas grand chose à envier à la femme balinaise. Le système balinais est régit par l’hindouisme et fait de castes :

  • 1ère classe: Brahmana constituée de prêtres, de guérisseurs comme les brahmanes…
  • 2ème classe: Satria constituée de la famille royale
  • 3ème classe: Wesia constituée par les dirigeants de Bali et les riches commerçants
  • 4ème classe: Sudra constituée par la population, les artisans, les pêcheurs,..

Si la classe définit la place dans le système de caste, elle ne définit pas la richesse de la personne pour autant. Le nom de chaque balinais donne la classe à laquelle il appartient. Les hommes ne peuvent pas bouger de classe. Là où ça se corse pour les balinaises, c’est qu’elles ne pourront jamais monter de classe mais par contre elles pourront en descendre par le mariage. Je ne vous raconte pas les histoires d’amour impossibles ! Ceci étant dit il faut savoir que descente de classe ou pas, la femme n’a rien matériellement, la fortune, comme un terrain par exemple, ira toujours au fils de la famille. Et si jamais vous aviez la lueur d’espoir de ne pas avoir de frère, je vous arrête tout de suite les filles, ça ira au cousin ! Pas de quartier 🙁 Ensuite madame part vivre chez monsieur 🙂 Non je vous rassure ils ne vont pas s’ennuyer, car c’est en fait avec toute la famille de l’époux que la balinaise devra vivre ! Plus on est de fous, plus on rit ˆˆ Le mariage en passant, est une cérémonie extraordinaire qui dure 3 jours et dont le jour sacré aura été choisi par le brahmane en fonction des dates de naissance des futurs époux. Nous avons eu la chance de pouvoir passer un petit moment dans un mariage qui allait être célébré, je vous dis tout de suite qu’ils ne font pas les choses à moitié et que tout est tout simplement magnifique !!!

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Dans le cadre d’une descente de classe comment ça se passe ? Par exemple si la femme descend de la 1e classe à la 4e, elle perd tout ses privilèges. Le vocabulaire entre frères et sœurs change car les hautes classes bénéficient du langage de politesse alors que les autres ont l’usage de la langue normale. Les enfants qui naîtront de ce mariage seront des 4e classes aussi. Ne vous inquiétez pas, en tous les cas, les naissances seront célébrées quoiqu’il arrive 🙂 3 jours de fêtes pour le baptême et pendant les 3 premiers mois du bébé il y aura de multiples cérémonies en son honneur. C’est assez intéressant de voir que le tourisme ne remet absolument rien en question dans ce système de caste comparé à l’influence économique qu’il peut avoir.

Fin de vie des balinais

cremation-tourismeComme vous l’aurez compris , par le fait du mariage, les personnes âgées ne vieillissent pas seules et l’argent gagné par chacun permettra de profiter à tous. C’est une bonne illustration de la solidarité balinaise. Dans mon article précédent, je vous expliquais que les balinais croient en la réincarnation. Au bout du bout, ce sera donc la crémation qui se déroulera un jour sacré définit par vous savez qui 😉

La famille prépare comme un immense char qui est la dernière maison du défunt. C’est hyper coloré et on est très loin du black and white de chez nous. Les cendres seront récupérées et répandues dans une rivière d’eau sacrée sinon, si les cendres sont gardées, il n’y a pas de réincarnation possible (oh la boulette !!!) La crémation peut être collective ou individuelle, la seule différence le prix.

Une crémation individuelle pour vous donner une idée coûte 200 000 000 IDR soit environ 20 000 euros ! Le prix pour une collective variera en fonction du nombre de défunt.

Le jour J la tristesse n’est pas de mise, c’est un jour de joie malgré tout et la procession se fait en musique. Les gens crient très fort pour aider l’âme du mort à quitter les lieux et pour qu’elle rejoigne l’endroit qui l’attend. Les jours qui suivent l’entraide se mets en place et se sont les voisins qui viendront apporter tout leur soutien  la famille du défunt. Ils resteront vivre dans la maison de la famille pendant 4 jours pour l’aider à surmonter le chagrin et à avancer. On est bien loin de nos célébrations kleenex, costard, tristesse et solitude de chez nous.

L’hindouisme « forever » à Bali

Pour terminer, je voulais étayer le comment du pourquoi des 92% d’hindouistes à Bali et t’en dire un peu plus ! En effet, tout d’abord si l’on ne fait pas parti des 92%, qu’y a t-il d’autres comme religion et comment sont-elles arrivées là ? En fait, auparavant toute l’Indonésie était hindouiste croyante et pratiquante. Toute autre religion vient donc de l’extérieur notamment par les colonisations mais pas que. Pour te faire un p’tit résumé: à Bali, les hindouistes sont balinais, les bouddhistes sont plutôt des commerçants qui viennent de Chine, les musulmans eux, viennent de l’île de Java pour trouver du travail, parce que la vie est plus dure à Java et le travail s’y fait rare comparé à Bali et son dynamisme touristique. Pour finir des chrétiens et les orthodoxes qui sont à la base issus des irlandais lors de la colonisation anglophone mais aussi lors de part les colons hollandais qui furent les premiers et les plus longs à rester.

tourisme-harmonieSi l’Indonésie a plus globalement changé de religion, c’est avant tout à cause de son roi, il y a des centaines d’années de ça. Celui-ci a été beaucoup influencé par le commerce extérieur qui a l’époque était en majorité en provenance des pays musulmans. Petit à petit et à force d’arguments comme quoi l’islam est plus « simple » à pratiquer et moins coûteux car moins de cérémonies que l’hindouisme, l’islam s’est imposé à Java. Le roi a alors décidé de rendre obligatoire cette croyance. Le président de Jakarta a suivi et a peu à peu fait détruire les temples hindouistes pour y construire des mosquées. La vision des balinais à ce sujet est assez simple, il n’y a pas de roi à Bali, il y a juste des membres de la famille royale qui sont respectés mais qui sont sans pouvoir. Autrement dit à Bali cette obligation ne fonctionne pas et n’intéresse pas les gens… alors pourquoi changer ?  A Bali, le mot est clair: ici c’est la tolérance et l’accueil de tous, il n’y a pas d’interdit… juste l’harmonie ou du moins sa recherche 🙂

Voilà. Là, je pense que je vous ai bien calé sur Bali, le tourisme etc ˆˆ C’était important pour nous de vous partager nos impressions sur ces balinais que nous avons beaucoup aimé rencontrer et aussi la réalité qu’ils vivent au quotidien et dont quelques fois, nous touristes, nous ne percevons que la partie émergée de l’iceberg ! En tout cas, les balinais sont vraiment positifs à l’égard des touristes et plus largement du tourisme grandissant de ces 10 dernières années. Merci de nous lire et n’hésitez pas à aimer, commenter et bien sûr partager !

On vous fait de gros bisous les amis et on vous dit à bientôt 😉

C&R




A la Découverte de l’Hindouisme à Bali

Salut les amis !

Aujourd’hui on vous propose un petit retour sur notre expérience à Bali d’un point de vue de la spiritualité. Eh oui, Bali c’est aussi ça car dans la rencontre des traditions de l’île, c’est aussi la rencontre de toute une culture issue de l’Hindouisme. Il faut savoir que Bali c’est 92% d’hindoues ce qui est très loin d’être le cas pour le reste de l’Indonésie à majorité musulmane. On ne pourra pas vous parler de l’hindouisme de A à Z mais nous allons tenter de vous en résumer quelques points. Vous pourrez également retrouver des compléments d’informations dans de futurs articles 😉

L’hindouisme ça ressemble à quoi ?

En fait, c’est une croyance très répandue puisqu’elle est la 3e religion au monde derrière le christianisme et l’islamisme. Ce qui est intéressant en Indonésie c’est que toutes ces religions se côtoient et plus encore elles vivent ensemble, mais si ça n’est pas toujours évident : ça sera le sujet d’un autre article 😉

divinite-hindouismeLes hindoues ne s’encombrent pas de prophètes, par contre ils ne font pas d’économies sur le nombre de divinités (des milliers !!!). Mais ils ne croient qu’en un seul Dieu Ida Sanghyang Widhi Wasa ou Brahma auquel toutes les divinités sont reliées. A ne pas confondre avec le Brahman qui est comme la source, l’enseignement; ni avec Brahmane qui est cette caste n°1 à laquelle appartiennent les guérisseurs et les prêtres. D’ailleurs nous en avons rencontré un, n’hésite pas à lire notre article à son sujet 😉 Bref… ^^
Enfin, les hindouistes croient en l’existence d’une âme et que celle-ci anime notre esprit. Ceci est très important pour comprendre la suite !

La réincarnation

Un des éléments importants de l’hindouisme c’est sa croyance en la vie après la mort et plus précisément en la réincarnation ! L’idée c’est que la meilleur des réincarnations est celle de l’humain car elle se rapproche de la possibilité de l’éveil. Et ça c’est pas rien mon pote ! Si tu te réincarnes en animal, cela veut dire que ta vie précédente a été probablement remplie pas plus de mauvaises choses et d’actes répréhensibles. Pas bon du tout pour ton karma !

Chaque action que tu mènes va t’amener à faire évoluer ton karma dans le bon ou le mauvais sens. Le karma c’est un peu le système de l’ardoise sur laquelle TOUT est écrit de tes actes. Si tu es quelqu’un de bien alors tu reviens en humain, mais pour le rester t’as intérêt à te bouger le derrière car rien n’est acquis ! C’est la loi de la réciprocité des actions. D’ailleurs il y a 3 règles morales à respecter: bonnes pensées, parler honnêtement et faire de bonnes actions. Impeccabilité quoi 😉

Les temples hindoues

C’était incroyable de voir des temples à tous les coins de rues et parfois on ne savait pas trop si cela correspondait à un temple ou à l’entrée d’une maison ! Car chaque maison se dote d’un temple dès qu’il y a assez d’argent pour le construire et c’est vraiment important car il s’agira alors du temple de la famille. Chaque matin, chaque membre de la famille ira se recueillir seul un instant avant de commencer sa journée. Les temples sont incroyablement beaux et finement travaillés ! En bois, en pierre parfois les deux. On peut y retrouver pas mal de représentations de divinités mais aussi d’animaux, de la nature par respect pour la Terre par exemple.

Hindouisme

Pour ce qui est des grands temples, ils sont souvent construis sur 3 étages. Le 1er étage représente la Terre, le 2ème la Mer et le dernier le Ciel. Ils sont assez impressionants il faut le dire ! L’usage veut que si vous souhaitez rentrer dans un temple il vous faut respecter certaines conditions (vous ne pouvez pas rater le panneau des règles: il est bien grand !) :

  • porter un sarong: tissu qui couvre les jambes et tenu avec une écharpe nouée à la taille
  • les femmes ne doivent pas être dans leur période de menstruations : eh oui, nous sommes considérées comme impures mesdames 😉
  • certains sites sont réservés aux fidèles
  • ne pas s’asseoir à un niveau plus élevé qu’un fidèle ou qu’un prêtre
  • ne jamais passer devant un fidèle

On va dire qu’il s’agit là de l’essentiel. Précision: vous pouvez rester chaussé à la différence des temples hindoues en Inde 🙂

Rituels, cérémonies, offrandes : comment s’y retrouver ?

Il y en a beaucoup, beaucoup ! Tous les jours, il y a des offrandes à préparer pour les déposer devant la maison, dans le temple familiale, devant le lieu de travail, sur la voiture… C’est fondamental et à Bali vous en verrez beaucoup et partout: en forme de fleur sur des feuilles de bananiers ou de palmier, du riz, de l’encens, des bonbons parfois… Bref, vous en verrez de toutes les couleurs et de toutes les formes ! C’est un rituel très important car il s’inscrit dans une démarche sacrée de gratitude mais aussi de demandes, pour la prospérité, la fertilité, le bonheur, la santé, etc.

hindouisme-offrande

Les rituels sont pour la plupart quotidien, si ce ne sont pas des offrandes, ce sont des mantras, des ablutions ou jeûnes pour se purifier, ou encore des chants. Rituels et cérémonies sont très proches bien que la cérémonie puisse être partagée à une plus grande échelle, comme la crémation, la bénédiction d’une maison, un mariage, un baptême, etc. Bref, à Bali tout est cérémonie  et souvent ça dure plusieurs jours ! Mais jamais n’importe quand ! Toujours après avis du Brahmane qui décidera de la bonne date, du bon emplacement et autre conseil. L’hindouisme est très relié aux chiffres, c’est sacré, d’ailleurs quand nous étions à Bali en Avril c’était le mois de l’Amour où il était bon de se marier 😉 Non, non, non, nous n’avons pas franchi le pas ˆˆ ah ah ah !

La Svastika

Il nous semblait important de faire un petit point sur cette croix appelée par chez nous la « croix gammée ». Les hindoues savent ce qu’elle représente pour nous mais nous, très souvent, nous ne savons pas ce qu’elle représente dans l’hindouisme. Vous pourrez aussi l’observer sur des Bouddhas mais à l’envers.

20160425_094532-645x1024La Swastika ou Svastika est une représentation positive, un signe très ancien qui représenterait une notion de mouvement comme le cycle de réincarnations qu’est le Samsara auquel croit les hindoues et les bouddhistes. Chacune des branches représente un des 4 buts de la vie (l’Amour, la Prospérité, le Devoir (Dharma) et la Délivrance du Samsara) et le tout est réuni pour former l’harmonie. D’ailleurs, l’harmonie est un des maîtres mots de Bali et de ses habitants. Il y a beaucoup de tolérance envers tous et toutes les croyances. En gros il y a de la place pour tout le monde ! 4 branches comme les 4 castes aussi. Le point central symbolise là où tout commence, et là où tout finit : le Nirvana. Alors ne me demandait pas pourquoi l’autre abruti l’a choisi. Peut être parce que cela reste un symbole de force et de prospérité mais en tout cas ne vous étonnez plus d’en croiser sur votre chemin en Asie 😉

Voilà, je crois qu’on a fait le tour de l’hindouisme ! Un tout grand merci à Ayu Tri notre guide qui nous a permis de mieux faire connaissance avec l’hindouisme 😉

Ne ratez pas notre prochain article qui parlera de la place de la femme dans la société balinaise, des castes notamment…

Gros bisous et à bientôt les amis !




Guérisseur à Bali : une « Sacrée » Rencontre !

Salut à toi !

Aujourd’hui nous t’emmenons à la rencontre, pour le moins étrange, d’un guérisseur balinais que nous avons pu consulter grâce à notre super guide Ayutri 🙂 Nous souhaitions lui poser quelques questions sur sa manière de pratiquer et sa vision de la guérison.

Pour commencer, il est important de savoir que la grande majorité des Balinais sont profondément ancrés dans la tradition Hindoue. Dans cette tradition, le guérisseur occupe une place très importante car il appartient à la plus haute des 4 castes structurant la société hindoue, celle des brahmanes, chargée de professer le Brahman (l’équivalent de Dieu, chez les chrétiens, ou de Hallah chez les musulmans).

En fait, pour être plus précis, on peut distinguer trois différents types de guérisseurs chez les Balinais, chacun ayant sa propre spécialité. L’un sera consulté comme conseiller face aux problématiques de la vie de tous les jours. Un autre sera plus spécialisé sur la résolution des maladies en prescrivant notamment l’usage de plantes médicinales. Enfin, un troisième type de guérisseur doué de capacités telles que la voyance, la médiumnité et la communication avec les esprits. Son but est d’orienter et de donner du sens à la vie présente de la personne à partir de ses vies passées (karma) et d’apporter des informations pour son futur.

Ces trois types de guérisseurs sont très respectés par les Balinais qui les consultent à chacune des grandes étapes de leur vie (naissance, mariage, etc.). Le destin a fait que nous avons rencontré ce troisième type de guérisseur… Ououou ! Alors… Accroche-toi et tiens bon  !!! Nous avons donc eu la chance de rencontrer un guérisseur réputé vivant à Mas dans la région d’Ubud : le brahmane Ida Pendanda Dwija Kenaka 😉

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Arrivés vers 9h00 et vêtus des sarongs que nous avait prêtés Ayutri pour l’occasion, nous pénétrons dans la magnifique demeure du guérisseur. Il y reçoit quotidiennement les personnes venant le consulter pour tous types de problèmes existentiels liés à la maladie, au travail ou encore à la famille. Lorsque notre tour arrive, nous saluons le brahmane et lui déposons un panier fleuri en guise d’offrande, à l’intérieur duquel nous mettons, comme il est de coutume de le faire, quelques billets (20€ environ).

Nous nous asseyons devant lui et il nous invite alors à lui poser une première question, une question personnelle pour laquelle nous souhaiterions avoir un éclairage. Je ne vous cache pas qu’à ce moment là, avec Rhéa, nous nous sommes regardés avec un air un peu dubitatif et interrogateur 🙂 Au bout de quelques secondes, la question qui nous est venue spontanément fût de lui demander si nous étions bien accordés pour vivre ensemble. Question classique mais c’est quand même un peu stressant 😛 Le brahmane nous invite alors à lui fournir nos dates de naissance afin qu’il puisse y lire le récit de nos vies présentes, mais aussi passées et futures… et enfin répondre à LA grande question existentielle que nous lui posons 🙂

Après avoir consulté son livre sacré, un héritage de ses ancêtres qui étaient eux aussi brahmanes, le guérisseur commence à parler de nous, de nos tempéraments, de nos fragilités et aussi de nos forces. Il nous donne également des conseils et des recommandations sur les jours du mois et de la semaine les plus favorables pour nous si l’on souhaite entreprendre des choses importantes dans notre vie. Nous ne rentrerons pas ici dans les détails personnels de ce qu’il nous a dit, mais je dois bien vous avouer que c’était assez bluffant de reconnaître dans ce qu’il nous disait de nombreux aspects de nous-mêmes que nous connaissions déjà. Et quant à l’équilibre de notre vie de couple…. TADAM ! Nous sommes rassurés. Nos dates de naissance sont bien compatibles, ce qui veut dire que nous nous complétons plutôt bien avec Rhéa. C’est une bonne nouvelle non ?! 😉

Je ne vous cache pas qu’intérieurement une petite partie de moi s’est demandée : « Et si notre couple était « incompatible », le guérisseur nous l’aurait-il dit ? Et quoi faire dans ce cas là, qu’en penser ? »… Je crois que c’est une attitude parfois présente en moi de remettre en question ce que j’entends, surtout lorsque cela vient de quelqu’un que je ne connais pas. Une part de réserve qui d’un côté à sa place, afin de ne pas se laisser balader comme la girouette tourne dans le vent. D’un autre côté, j’aime l’idée de rester ouvert aux mystères que la vie nous réserve. Et je reconnais combien la vie a pu me réserver jusqu’à présent tant de belles surprises que je n’avais ni calculées ni anticipées ! Je choisis donc de garder aujourd’hui dans mon coeur les bons conseils que le guérisseur nous a donné 😉

Passée la lecture de nos histoires personnelle, le brahmane a ensuite accepté de répondre à quelques unes de nos questions sur sa manière de pratiquer son art divinatoire.

C’est avec grande curiosité et surprise qu’il nous raconte un bout de sa vie. Ce brahmane de 52 ans pratique depuis une quinzaine d’année son activité de guérisseur. Avant cela, il nous raconte qu’il a pu vivre une vie d’abondance, il était enseignant en économie, il aimait sortir et faire la fête. A cette époque, de nombreux malheurs se sont abattus dans sa vie, comme la perte de ses quatre premiers enfants… Un jour qu’il accompagnait ses parents à une cérémonie religieuse, il entra en transe et fut alors comme traversé par le « Grand Tout »: Brahman. Ce dernier lui révèle avec clarté le nouveau chemin qu’il doit prendre s’il souhaite accomplir sa destinée. Il comprend alors que tous les malheurs qui s’étaient abattus dans sa vie, ainsi que dans ses dernières incarnations, provenaient de son entêtetement à ne pas accepter pleinement sa mission de brahmane. Chez les Hindous, lorsqu’un malheur vous tombe dessus, ce n’est pas lié au hasard. C’est généralement la loi du karma ou l’offense faite aux Dieux. Dès lors, il fit le choix d’accepter pleinement sa mission et tout devint alors beaucoup plus simple dans sa vie.

Son enseignement, il l’a reçu en partie de son héritage familial, grâce aux livres sacrés transmis de génération en génération. Il le reçoit surtout et avant tout de l’expérience pratique du quotidien, ainsi que par le soutien des divinités et des esprits avec qui il entre en contact ponctuellement afin d’être guidé.

Sa vision de l’Humain repose avant tout sur la dimension spirituelle de l’être. Elle est la plus importante et elle englobe notre corps physique ainsi que nos émotions.

En ce qui concerne la maladie, il ne prétend pas la soigner à proprement parler puisque son rôle à lui est plutôt d’éclairer la personne sur son chemin de vie. Aussi, lorsque le patient souffre de certaines maladies, il renvoie les personnes vers d’autres guérisseurs traditionnels mais aussi des médecins modernes avec qui il entretient de bons rapports.
Son art repose essentiellement sur la lecture et l’interprétation de son livre, qu’il réalise à partir des dates de naissance que les personnes lui fournissent. Ceci afin de déterminer les influences positives et négatives qui agissent sur la personne, de déterminer leur tempérament et aussi les conditions optimales à réunir pour leur épanouissement, que ce soit dans le domaine du travail ou le choix d’un partenaire, ou encore les meilleures dates pour se marier. Bien que je ne m’y connaisse pas du tout en la matière, son approche me fait penser fortement à l’astrologie ou à la numérologie.

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Une fois nos curiosités assouvies 😉 nous sommes repartis bien moins « stressés » qu’à notre arrivée. Cette expérience nous a donné la banane, soulagé et rempli le coeur de gratitude pour cette belle rencontre que nous sommes très heureux de vous partager 😉 Les choses importantes que nous retiendrons de cette expérience, c’est le profond respect et le sens du sacré que les Balinais manifestent à l’égard de la Vie en général, et de leur guérisseurs en particulier. Quant au guérisseur que nous avons rencontré, nous avons senti que son ouverture et son hospitalité était vraiment remplie de bienveillance et de dévotion pour ce qu’il faisait. Nous comprenons mieux pourquoi de très nombreuses personnes viennent parfois de loin pour le consulter. Avant de nous quitter, son dernier conseil par rapport à notre voyage a été d’être vigilants et de rester prudents vis-à-vis des personnes que l’on croisera sur notre route. Nous essaierons aussi de cultiver un état d’esprit méditatif et ouvert, tout au long du chemin comme il nous l’a recommandé.

Bref… Au cours de nos prochains périples, nous tâcherons de revivre à nouveau ce genre d’expérience, de nous approcher d’un peu plus près de la culture et des traditions ancestrales dans l’art de soigner. J’espère que la lecture de cette première histoire vous aura plu et si c’est le cas, n’hésitez pas à la partager 😉

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Clément & Rhéa