A la découverte de l’île de Sumatra et de son peuple Batak

Salut les Amis !

Après un vol Yogyakarta-Medan, un couchsurfing chez Fariasen, 10h de bus et 1h de bateau nous voilà sur la presqu’île de Samosir Island. Cet incroyable endroit est né de l’éruption d’un supervolcan il y a 75.000 ans ! Aujourd’hui elle est l’île la plus grande qui soit à l’intérieur d’une même île et qui contient 2 lacs. Le lac qui entoure Samosir Island s’appelle le Lac Toba. On peut y voir quelques pêcheurs au petit matin sortir leurs lignes… Nous nous sommes rendus sur le côté est de l’île du côté de Tuk-Tuk. Notre envie ? Rencontrer le peuple Batak. Venez on vous emmène 😉

Medan

L’histoire de Fariasen

Un petit retour en arrière, pour vous parler de notre courte expérience de couchsurfing chez Fariasen. Un indonésien d’origine chinoise. Sa famille a rejoint l’Indonésie pour fuir la guerre civile chinoise de 1927. Ils ont du payer des passeurs pour obtenir cette liberté de fuir. Le prix était élevé et les mafias ont su faire grimper les sommes. Autrement dit, 4 générations plus tard, Fariasen et ses parents se sont retrouvés à terminer de payer ces dettes. Il lui a alors fallu aider ses parents et donc très jeune, aller travailler. De culture bouddhiste, l’entraide familiale est logique. Aujourd’hui Fariasen travaille dans une grande société d’assurance à Medan. Sa maison fait trois étages, il y loge sa mère et sa soeur avec son compagnon et ses enfants. Malgré tout, son père a un peu de mal à s’imaginer vivre là et préfère rester dans sa petite maison excentrée de Medan.Medan-Fariasen

La riche Medan

avocado-cafeIl nous fait visiter cette ville hyper développée. Je me sens entraînée dans un autre monde auquel je ne m’attendais pas. Un contraste si fort de Wonosobo où nous dormions dans une petite maison de plein pied en pleine jungle où nous pouvions toucher du doigt une certaine pauvreté. Le rythme est effréné, Fariasen nous emmène manger les meilleurs nouilles de la planète dans le quartier chinois qu’il connaît bien.

Nous allons aussi découvrir un concept délicieux ! On hésite à vous le partager, on voudrait pas que vous fassiez fortune avant nous 😉 On vous le lâche et si vous passer par là, testez-le !!! AVOCADO CAFE !!! Une merveille de mélange entre avocat, glace au chocolat et un expresso. Alors, ça donne envie hein ?! On s’est aussi fait notre premier cinéma. Oui, nous aussi ça nous a surpris ! Mais on n’a pas su refuser. Pour info, c’était Hunter et c’était bien ^-^

Tuk-Tuk et le peuple Batak

Se loger sous les palmiers

Alors Pierre si tu passes par là, encore merci de ta bonne recommandation ! Nous n’avions pas vraiment calculé où est ce qu’on dormirait sur l’île. Il y avait Merlin Guesthouse que nous avions repérée mais à priori blindé. Si vous pouvez, allez-y la patronne est super gentille ! On a fini par trouvé la Hariara Guesthouse pour une semaine mi avril. La saison est encore basse, nous avons donc payé 150.000 IDR la nuit (environ 15 euros) pour un petit bungalo en bord de l’eau. La petite terrasse couverte au bord de l’eau qui va bien. Les petits restaurants qui font l’angle de la rue sont sympas et bien bons 😉 La location de motobike (8.000 IDR) et la laundry (1.000 IDR le kilo) c’est dans la petite maison d’à côté. Pratique Patrick ! D’ailleurs on avait fait une petite vidéo pour célébrer notre premier jour de motobike 😉 Et hop le MOTOBIKE

tuktuk-batak

L’ambiance Batak

batak-detenduA notre arrivée par bateau, l’endroit est calme. L’ambiance est musicale. Sur le côté de la route, un petit groupe de jeune et un air de Bob Marley chanté et joué à la guitare. Les t-shirts floqués d’un message d’amour à Jésus. On tourne la tête et je vois la carte d’un restaurant qui propose le logement, la laundry et des magic mushrooms ?! Non non, on ne met pas les champis dans la lessive mais bien ton omelette 😉 Un peu plus loin des maisons totalement uniques : les maisons Batak dont le toit est incurvé et ferait penser à des « home-boat ». En 4 lignes, tu peux t’imaginer easy l’ambiance posay peace and love baby ! Love !

Vous l’aurez compris, les Bataks sont chrétiens ce qui est assez inattendu dans le sens où ils sont littéralement entourés par les musulmans de l’île de Sumatra. L’islam est un peu plus radical dans le coin et un soir, nous avons discuté avec le patron de l’Hariara Guesthouse. Le lendemain, il devait se rendre à la ville de Medan et était plutôt stressé. Pour lui, l’islam est inquiétant et il ne se sent pas en sécurité. A juste titre, c’est déjà arrivé qu’un dimanche matin à l’église des musulmans viennent avec des mitraillettes. La police est arrivée à temps pour éviter le pire. Depuis familles musulmans et familles chrétiennes Batak ne se parlent plus. Il nous a confié avoir peur et se soucier aussi de tout ce qui se passait chez nous en occident.

Les rencontres et la culture Batak

batak-tissageBien que chrétiens, les Bataks gardent énormément de croyances reliées à leur passé animiste. Nous avons pu visiter les places plus ou moins historiques du peuple Batak. Les hommes travaillent la gravure du bois et donc les toitures, véritable distinction Batak. Ce sont de véritables emblèmes familiaux et uniques. Les femmes tissent et vendent leurs tissus dans des maisons typiques que l’on peut visiter dans l’aire destinée au musée mais que l’on peut voir sur toute l’île. Elles sont faites sur pilotis, on trouve donc les animaux (poules, cochons et compagnie) dans cet espace ouvert sous la maison. Dans l’espace couvert, on trouve l’atelier de tissage et l’espace familial.

C’est aussi sur cette île que nous avons décidé de rencontrer une guérisseuse. Alors, nous avons demandé à pas mal de personne mais tout le monde avait l’air de dire qu’en cas de problème il ne passait plus par la médecine traditionnelle. Et puis, en cherchant des souvenirs pour nos amis, en parlant avec la vendeuse elle nous raconte des histoires sur les mariages batak-occidentaux. Son mari arrive et en bavardant il nous propose de chicker la feuille de bétel. Un peu de chaux et de poudre de bétel… Ça te rend la bouche rouge et c’est pas ragoutant du tout !!! On discute « datu » et il nous propose alors de nous emmener le lendemain même ! L’endroit ne nous sera pas totalement inconnu… Sayez, ça vous dit quelque chose ? Normal, on vous a raconté cette rencontre avec la datu de Tuk Tuk ! Et HOP PAR ICI DATU !

A bientôt !

Et oui c’est fini ! La prochaine fois, si ça vous dit, on change de pays. Direction la Malaisie ! Pour info ce sera le vol le plus court de toute notre vie : 20 min ! On vous emmènera à la rencontre de l’île de Penang avec un autre couchsurfing à la clé 😉 Allez, on vous dit à plus dans le bus et on vous fait de gros bisous les Amis !

C&R




Couchsurfing sur l’île de Java: de belles expériences humaines ! Partie 2

Salut les Amis !

Aujourd’hui, c’est retour sur notre expérience numéro 2 de couchsurfing sur l’île de Java ! Il était temps ^-^ Mais vous savez quoi ? On est content d’avoir laissé passer du temps pour avoir un esprit de synthèse plus efficace, parce qu’à chaud… C’est pas avec 300 mots que tu écrirais ton article mais bien avec 8 000 000 de mots et c’est un peu fouillis ! Donc revenons-en à nos moutons 🙂

J’ai 30 ans à Yogyakarta !

C’est avec les yeux qui piquent que nous quittons notre cher Anggit, je l’avoue. Nous atterrissons le jour de mon anniversaire dans une auberge un peu plus terne que ce qu’elle apparaissait sur la photo du booking. Le Venezia Garden à 350.000 IDR, honnêtement passez votre chemin. En fin d’après-midi, pour fêter ma jeunesse vieillissante, nous voilà partis à la découverte du centre ville de Yogyakarta. La ville est jeune, ça vit vraiment !

Et par contraste on trouve de l’artisanat de pierres semi-précieuses, des entrées de temples chinois, le palais du
sultan, des coccinelles retapées et illuminées de LED multicolores… Bref, un rendez-vous nocturne à ne pas manquer ! Ça me faisait du bien de voir cette énergie parce que même si c’est une chance de faire son anniversaire au bout du monde, mes amis me manquaient…  Après avoir essuyé ma petite larme, nous nous mettons en quête d’un salon de massage. Finalement ce sera au Monggo Relax à 175.000 IDR 1h de massage.
Nous avons fait une vidéo après… no comment !
Trop bon mais bien défoncés quand même !

Départ pour Wonosobo !

Le lendemain, voyage en bus de 5h (environ) au programme pour 25.000 IDR par personne. Un couchsurfer du nom d’Abdul Kafi a accepté de nous accueillir chez lui, dans le centre nord de l’île de Java. Entre volcan encore en activité et une jungle dense, il y a le petit village de Képil. Un peu claqués mais content d’arriver, nous rencontrons la maman de Kafi qui nous préparera des plats fantastiques durant ces 4 jours. Au programme, rencontres avec les enfants de l’école islamique de Képil, visite du plateau de Dieng ainsi que de la ville de Wonosobo. Il y aura aussi la rencontre de la sage femme locale considérée aussi comme une guérisseuse. D’ailleurs avez-vous lu l’article et la vidéo de cette femme pétillante appelait Ibu Tarti ?
Non ?! c’est par ICI 😉

Le temps des découvertes…

L’école islamique

L’île de Java est musulmane et c’est une religion d’état. Par conséquent, les écoles sont islamiques et les codes sont respectés de manière plus ou moins poussés selon les endroits de l’île. On retrouve donc le port du voile pour les petites filles qui sont séparées des garçons à l’école. Nous aurons la chance de pouvoir pénétrer celle de Képil et de pouvoir discuter à coup de Salam Alaykoum – Alaykoum Salam 😉 On  y jouera même un instrument qui ressemble fort à un tambourin. Il y en a de plusieurs tailles et ils en jouent souvent. Un peu d’anglais pour se présenter et on se met chacun de notre côté fille-garçon le temps d’écouter la cinquième et dernière prière de la journée.

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Vulcains: il y a du choix sur Java !!!

Nous découvrons ensuite le plateau de Dieng, courageusement, sous une pluie battante !!! Mais c’était super de voir un volcan en activité, ses flaques de souffres qui bullent et semblent inoffensives… Mais détrompez vous et gardez bien vos mains dans les poches ! Une seule goutte vous ferez disparaître le petit doigt en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire ! La vue du cratère fumant du Sikidang entouré d’un paysage assez inédit pour nous, nous a vraiment surpris ! Non loin de là, nous avons pu découvrir une place avec plusieurs temples. L’un d’entre eux porte chance pour les amoureux ou ceux qui veulent rencontrer l’amour ! On a donc mis les chances de notre côté ! Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés à la ville de Wonosobo, une ville remplie d’arbres géants et d’un parc où il fait bon se poser.

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Vidéo juste ici : P1090950

Et des rencontres…

Le quotidien de Képil, petit village de Java

Au petit matin, nous allons cherché le repas de midi au marché. Poisson chat au menu, accompagné de verdures ! Nous y rencontrerons la soeur de Kafi et ferons la connaissance de beaucoup de marchandes. En effet, ce sont en majorité des femmes qui tiennent les échoppes du marché. La famille nous a vraiment accueilli avec joie sous leur toit pour le repas. En dessert, des petits fruits du diable cueillis sur l’arbre par notre ami. Tout ça, après avoir rencontré biquette, chaton et cocottes du jardin, bien sûr 😉 L’après-midi Clément part avec Kafi voir les terres du papa et tente d’imiter son talent de décrocheur de noix de coco. En vain ! Nos pieds se sont peut être aplatis mais notre agilité n’en n’est pas encore à grimper pieds et mains nus ! Mais mon grand amateur de coco appréciera la manger même s’il n’en est pas le décrocheur officiel ^-^

Rencontre d’Ibu Tarti

Comme vous le savez déjà nous avons eu la chance de rencontrer la « maman » des mamans. Ibu tarti, cette femme guérisseuse qui traverse les âges et semble garder ce regard pétillant malgré les années passées. Les mains et les reins solides, elle nous aura accueillis deux fois. La première fois dans la maison d’un des voisins de Kafi où est né le petit dernier du village. Ensuite c’est chez elle, sur les hauteurs que nous la rencontrons avec son frère et son mari pour lui poser toutes nos questions. On confirme que les yeux pétillants, c’est génétique !

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Les p’tites anecdotes ?!

Le soir en rentrant de Wonosobo on est rentré un peu trop tard…
Par conséquent, nous avons levé le pouce ! Bref, nous sommes rentrés en stop 😀

Ensuite nous avons Clément qui fait « Radio Kepil » sous une feuille de bananier avec une courge en guise de micro !
Alors qu’il flotte comme vache qui pisse !!!

Et pour finir, la petite addition de Kafi ^-^
Mais pas d’inquiétudes, on a dissipé le doute pour les futurs couchsurfers 😉

Voilààààà !!!

java-kafi

En conclusion 😉

On espère que ça vous a plu et que vous avez aimé suivre ces quelques jours avec nous !!!
A présent il nous faut faire route pour l’île de Sumatra où de nouvelles aventures nous attendent !!!
De gros bisous les amis 🙂

C&R




Une parenthèse inattendue le temps d’un soin au Myanmar

Hello les Amis

mains-soignantJ’avais envie de vous proposer un voyage dans le temps avec moi. Un voyage un peu différent au coeur de mon metier d’infirmière. Cet article est donc comme un plongeon dans une expérience de soin un peu particulière. Et là c’est au refuge de Thabarwa, au Myanmar (anciennement la Birmanie) que je vous emmène. Plus précisément, je voulais vous emmener à la rencontre de Papa Ki. Ça se prononce Papa Tchi😉 Ce grand père vit dans ce refuge depuis on ne sait plus trop quand… Probablement depuis qu’il ne peut plus bouger un bras, et que ses jambes restent bloquées et croisées dans la même position jours et nuits.

Mais alors, qui est Papa Ki ?

Ce monsieur à l’âge énigmatique et presque chauve, nous ouvre ses yeux bleu-gris auréolés d’un halo blanc. Il a quelques longs poils blancs au menton et plus vraiment de dents. Il ne parle plus, il sait juste nous montrer de sa main déformée par l’arthrose ce dont il a besoin. Papa Ki habite une petite maison d’une seule pièce, mais il n’est pas seul. Il est un peu en colocation avec ses voisins de lit qui sont au nombre de 9.

Quand on a rien de rien

Ils ont tous un lit mais ils n’ont pas la « chance » du grand père. Un matelas à air achetait par les volontaires. Les autres n’ont pas de matelas et dorment sur une simple planche de bois. Je voulais vous parler de lui, de ce grand père qui m’a touchée et qui comme tant d’autres ici, n’a rien. Juste cette planche de bois, ce matelas à air, trois chemises et deux longgyis (tissus traditionnels pour couvrir les jambes).

Papa Ki est dans de beaux draps… ou pas

Le matin quand il a de la chance (et nous aussi, par la même occasion), il a été changé dans la nuit et ne baigne pas dans ses besoins qui se seront déposés sur l’alèze en plastique. Et non, il n’y a pas de draps, pas de slips non plus, entre Papa Ki et son matelas à air, en plastique lui aussi. Nous l’amenons alors sur sa chaise pour la toilette où trône un coussin dont personne ne saurait dire la couleur. Alors, il nous aide parfois, quand il a un peu plus la pêche. Il déplie son bras valide pour enfiler sa chemise ou attraper un bout de gâteau qu’il fera disparaître avec un regard plein de gourmandise.

Le temps d’une toilette

Et vous savez quoi… Il s’est passé quelque chose… Enfin, un instant… Un moment qui ne m’était pas arrivée depuis longtemps. J’ai eu du TEMPS. Là, face à ce grand père muet et démuni, j’ai pu prendre le temps. Le temps de prendre soin de ce monsieur. Avoir le temps pour prendre soin de lui, me ramène à ces souvenirs de courses effrénées des toilettes du matin où tu as 12 patients dont 5 personnes âgées grabataires dont tu dois t’occuper seule. Ici, je prends mon temps et ça me fait du bien. Je répare une part de moi-même en accompagnant cet homme vers un mieux être. Je répare la soignante qui fut en souffrance de ne pas pouvoir prendre le temps qu’il fallait pour prendre soin de l’autre.

Le temps de la dignité. Le temps du respect de l’intimité. Le temps de la douceur.

mains-temps-soignant

Alors oui, ici je n’ai que deux éponges de vaisselle et deux seaux d’eau tiède à froide, un savon et une serviette de la taille d’un torchon pas propre, mais j’ai le coeur remplit. Ainsi, avec mes mains et mon sourire, je suis au bon endroit. A cet instant il n’y a aucun doute, je vis le présent et l’apprécie avec beaucoup de gratitude parce que je suis à ma place. En accord parfait à l’intérieur de mon être, je me suis reconnectée à la soignante qui aime son métier de tout son coeur. Et ça fait du bien 🙂

Un peu de gourmandise et des pansements

Enfin, après un petit déjeuner fait d’une petite tasse de chocolat chaud, d’un petit gâteau bien trempé et d’une banane écrasée, nous le remettons au lit. Je fais les pansements avec les moyens du bord. Le sucre brun fait quand même bien son travail ! Les trois escarres (sacrée et hanches) de Papa Ki vont de mieux en mieux quand je vois ses cicatrices et les marques, je vois combien il a du souffrir. Alors, il aura fallu du temps et il en faudra encore, mais c’est en route. Ainsi, je pars tranquille après un dernier massage du dos de Papa Ki à l’huile d’amandes douces…

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Conclusion, un grand Merci à Papa Ki pour ces moments matinaux aussi rares qu’ils ont été beaux. Je remercie aussi le Thabarwa Centre, la médecin Georgiana et Margaux, toutes 2 volontaires de passage que j’ai pu accompagner pour qu’ensemble nous prenions soin de ce monsieur.

N’oubliez pas de prendre soin de vous les Amis !

Ne ratez pas la Vidéo sur notre chaîne Youtube Je T’Emmène En Voyage
A tout bientôt !

C&R

ps: pour celles et ceux qui sont intéressés par mon métier j’en ai fais un site qui s’appelle www.lavoixdusoignant.wordpress.com. N’hésitez pas à aller y jeter un coup d’oeil à l’occasion 😉




Voyager à deux: mon bilan au bout des 8 mois #Rhéa

Salut les Amis !

Aujourd’hui j’avais envie de vous raconter des aspects du voyage à deux. On a décidé de vous l’exprimer chacun à notre façon (pour lire Clément il faudra attendre encore un peu). Il y a environ 8 mois, nous avons pris l’avion pour partir à l’autre bout du monde. Mais pour aller où ? Pour y vivre quoi ? Et une fois le voyage commencé et nos sacs à dos embarqués, par quoi peut-on passer ? J’espère que la lecture de cet article vous plaira et si c’est le cas n’hésitez pas à faire tourner 😉

Partir ensemble

img_20160309_130418Le contexte

Quand l’idée nous est venue nous finissions un cycle, un contrat à l’université et des études de naturopathie pour Clément et de mon côté, je choisissais de quitter mon job d’infirmière. A ce moment là, on se dit que c’est le moment. Le moment de caser quelque chose d’important, pour se retrouver, vivre autre chose, ailleurs. Nous avions vécu en France et en Belgique (en capitales et en provinces). Nous avions des idées pour la suite mais nous avions aussi besoin de temps et d’espace pour envisager l’après.

Mon état d’esprit

Personnellement j’étais en plein changement, je prenais conscience de beaucoup de choses. Je ressentais le besoin de partir loin pour me retrouver au plus proche de moi-même. Le besoin de mieux me comprendre, pour savoir à quoi j’avais envie que ma vie ressemble. Je me sens très concernée par les dimensions environnementales et énergétiques durables, par les relations humaines, sociales et spirituelles,… Tout cela implique des changements et les mettre en route demande du courage et d’aller rencontrer d’autres personnes qui puissent nous inspirer.

Voyager à deux: le pari est lancé

C’est dans cette vision qu’est née l’idée du voyage, de partir ensemble, d’aller découvrir l’inconnu (celui qui est en nous et en face de nous), pour construire un projet qui porte nos valeurs de vie. Partir à deux, c’est faire le pari que ce que l’on va vivre va nous faire grandir et évoluer. C’est aussi prendre le risque de ne pas se rejoindre sur des choses si importantes, que le couple pourraient se déliter. Sur les groupes et les forums j’en ai vu et lu des témoignages de couples qui se séparent en voyage, qui se quittent la veille du départ… Le voyage c’est prendre le courage de se voir l’un et l’autre dans un espace neutre, tels que nous sommes. Alors c’est un défi dans lequel on a choisi consciemment de plonger, pleinement et profondément.

Où partir ?

Tour du monde ou pas ?

Au départ, nous voulions faire un tour du monde « classique », c’est à dire prendre un billet TDM (tour du monde) avec lequel nous pourrions visiter et passer par plusieurs continents. Mais cela impose un rythme qui nous semblait un peu contraignant. Alors on a décidé de réfléchir autrement. Nous avons fait le point sur quelles étaient nos envies personnelles en terme de lieux et de destinations qui nous tenaient vraiment à coeur. De là, il est apparu que nous avions un ou deux points en Afrique du Nord (Égypte,…), deux trois points en Amérique du Sud (Pérou, Brésil,…), un point en Amérique du Nord (Canada), et pas mal de points en Asie !

Voyager-a-deux

– L’AUSTRALIE !!!
– Encore !?
– Ben oui, qu’est ce que tu veux, c’est le jeu ma pauvre Lucette 😉

Ciblons, ciblons !

Du coup, on s’est dit au lieu de se perdre à sauter de point en point, autant cibler notre voyage. En passant l’Asie à la loupe, pays par pays, ce sont les pays de l’Asie du Sud-est qui nous tentaient le plus. Ainsi nous avons fini par définir un trajet avec Grosso et Modo 🙂 L’Inde d’abord pour terminer en Indonésie à Bali. Bon, en fait on est finalement parti pour faire l’inverse. Bref, beaucoup de changements ! C’est normal ça fait parti du processus 😉 Ce que je veux dire en vous racontant cela, c’est qu’il faut discuter, beaucoup discuter pour savoir qui veut quoi. Le voyage à deux commence déjà là: réussir à se mettre d’accord sur des choix quitte à faire des compromis et ce, alors que vous n’êtes pas encore partis !

Une fois partis, ça fait quoi ?!

Entre stress et excitation

Une fois partis, ça fait peur, ça stresse, et en même temps ça t’excite ! Du coup, t’essaie de gérer, de garder le contrôle de l’affaire, tu te réfères à tous les conseils des voyageurs, du Routard, tu te souviens de ce que t’as lu sur les forums… Et tu te fais quand même rouler comme un débutant ^-^ J’en ai même fait deux articles quand ca nous est notamment arrivé à Bali ! Bref, c’est un peu le bazar intérieurement, je me suis sentie un peu décalée, le rythme bousculé, et pleine de questions pratiques dans la tête ! Mais les yeux en prennent tellement, que ça finit par s’apaiser… Et petit à petit, tu te rends compte que savoir où dormir ne t’inquiète plus, tu trouveras toujours, même sans réserver. C’est un exemple parmi tant d’autres des choses pratiques qui te stressent plus par la suite.

Trop beau pour être vrai !

Cependant, je me suis rendue compte que malgré ça, le lâcher prise m’était difficile. Je vous dirais que c’est assez personnel et peut être que pas grand monde le ressent comme ça, mais j’avais pas mal la trouille. J’avais notamment la peur que quelque chose de moche nous arrive et nous oblige à rentrer. Le fameux c’est trop beau pour être vrai. Comme je l’ai appris un jour, lorsque l’on a la peur de « mourir », on a la peur de « vivre ». Mes inquiétudes n’étaient pas tant celles de ce qui pourraient nous arriver par malheur, mais celles de l’inconnu. Tellement remuée, par moment je me voyais avoir peur, être stressée, anxieuse, désagréable ou triste…  Une vieille bique relou quoi ! Tellement je me mettais la pression ! Clément à été courageux et d’une grande patience. Bien sûr, lui aussi, a traversé son lot d’épreuves personnelles. Le couple en voyage c’est aussi ça, ce n’est pas se limiter à supporter l’autre mais c’est devenir son meilleur supporter 😉

Parfois, on se fait peur ! Mais ça passe, et on a envie d’aller plus loin…

J’atterris… enfin !

Le voyage à continué et je me suis détendue du slip quechua, doucement mais sûrement 🙂 Les expériences de couchsurfing ont été un déclic pour moi et nos premières rencontres, en générale, m’ont permis de me sentir à nouveau mieux dans mes bottes. Ça m’a pris un bon mois pour me sentir à nouveau plus tranquille, habituée à notre rythme de voyage, à bouger tous les 2-3 jours, à changer de pays, changer d’heure, prendre l’avion souvent, à me faire à la maison que je porte sur mon dos qui s’est évidemment vidée au fil du voyage parce que pleine de trucs dont t’as pas besoin (mais ça a rassuré ton entourage et toi même de prendre ceci ou cela avec toi ;)…

Merci Clément et à nous deux

Clément a su m’encourager et m’écouter parce qu’on a su en parler ! On a fait des points régulièrement sur nos humeurs, nos états d’âmes, les miennes comme les siennes… Ca ne se fait pas tout seul, et si j’ai des facilités à exprimer ce que je ressens c’est par exemple, plus difficile pour Clément. C’est de l’ajustage en permanence, si on veut être là l’un pour l’autre de la meilleure façon qui soit. Ainsi, petit à petit, de nouvelles choses émergent, on prend confiance ensemble, et je ne sais pas comment dire, mais pour chaque étape, pour chaque rencontre, pour chaque choix que nous avons opéré, ça s’est fait en toute fluidité. Alors, certes on peut galérer au début, mais ce n’est pas pour rien. Il y a un dépassement de soi à vivre, et le vivre à deux nécessite beaucoup de confiance. C’est important de respecter l’autre dans ce qu’il vit et de lui laisser de l’espace pour vivre pleinement ces moments là.

voyage-amour

Là l’un pour l’autre, comment ça se passe ?

Je m’explique et je nous explique un peu

Les jours passent et ne se ressemblent pas, comme on dit. Quand on est en couple, les jours passent et ne se vivent pas de la même façon pour l’un comme pour l’autre. Et j’aimerais vous clarifier cette idée « d’être là l’un pour l’autre ». Dans notre parcours de couple (bientôt 12 ans), nous avons admis l’idée au fil du temps, que nous étions personnellement responsables de notre propre bonheur. Autrement dit, c’est à moi de m’assurer que je mets toutes les chances de mon côté pour être heureuse. Donc, Clément n’est pas plus responsable de mon malheur qu’il ne l’est de mon bonheur personnel. Vous voyez ?

Alors quoi faire ?!

Nous ne sommes pas là que pour pleurer avec l’autre, nous sommes aussi là pour souhaiter qu’il trouve une issue à ce qu’il vit. Etre là pour l’autre, ça peut être simplement l’écouter et lui dire qu’on a confiance en lui, qu’on l’aime. Mais je ne crois pas que cela consiste à résoudre le probleme pour l’autre, pour le soulager ou pour me soulager, ça n’est pas là que je suis la plus « utile » pour l’autre et pour moi-même.

Parce qu’être là l’un pour l’autre, c’est bien, mais je pense aussi que c’est important de ne pas oublier son propre voyage, ses propres envies,… On n’est pas là, non plus, pour écraser l’autre pour faire à tout prix un truc au détriment de l’autre. Mais c’est important de garder à l’esprit que le voyage que nous allons vivre, c’est aussi un voyage personnel. Par anxiété, un peu perdue aussi, je n’avais pas d’envie particulière et notre itinéraire préparé m’allait bien. Mais du coup parfois, je me suis effacée ou sentie frustrée de ne pas avoir dit que là j’aurais préférée rester, par exemple. C’est un équilibre à trouver !

Vous savez ce qui vous rend heureux ? si non vous allez le découvrir !

Certain parleront de voyages initiatiques d’ailleurs, et ça n’est pas faux. Je crois que nous sommes responsables de tout ce que l’on vit (bon comme moins bon) et cela ne veut pas dire culpabiliser soi ou l’autre quand ça va pas et s’enorgueillir quand c’est un succès, non. Mais ça permet de savoir qu’à n’importe quel moment, on peut choisir de changer ce que l’on vit. Ainsi un moment « banal » peut se transformer en quelque chose de plus beau.

Prendre des temps pour soi

Sortez les fluos et stabilotez

C’est peut être une des clés les plus importantes d’un voyage à deux. Et oui, car si nous faisons ce voyage à deux, nous restons toujours 1+1. Deux chemins, des désirs différents, des histoires et des états d’âmes différents. Donc c’est vraiment important de prendre soin de soi. Vous aurez plus de force et de disponibilité pour vous mêmes mais aussi pour l’autre si jamais ça va pas. De notre côté, nous étions plus enclin à pratiquer la méditation. Personnellement, je m’étais arrêtée mais le bouddhisme ambiant m’a replongé dedans. J’ai vu une réelle différence et Clément aussi. Je suis plus calme, plus posée et plus à l’écoute de moi-même et de mes envies que j’exprime beaucoup mieux. A l’arrêt on le sent aussi, je vous rassure, ça marche dans les deux sens ^-^

voyager-mediter

Juste un moment…

Prendre du temps pour soi, cela peut être plein de choses. Méditer, écrire, se balader,… Et certaines choses peuvent se faire même quand l’autre est présent. Cela ne m’empêche pas de sentir que l’instant que je choisis de prendre là, il est pour moi. Important aussi, ne pas oublier de se reposer. Écouter son corps ! Honnêtement, si vous vous sentez fatigué, pas bien, un peu malade, dites-le à votre partenaire. Nous avons changé de rythme parce que cela ne nous convenait plus. Bon ben on a passé deux mois en Thaïlande, ça nous a fait du bien et on s’est pas du tout ennuyé ! Mais à un autre rythme. Nous avions besoin après 6 mois de voyage de se poser et de faire un peu le point sur le programme pour la suite du voyage. On a eu aussi le désir de se former aux massages thaïlandais, de faire une retraite en silence dans un monastère bouddhiste dans une forêt (hommes et femmes séparés),… Et c’était ce qu’il nous fallait à ce moment là 🙂

Entre doute et intuition

Mais qui es-tu beau brun ?!

Le doute fait totalement partie du voyage, que tu doutes de toi ou des autres, vois même de celui qui t’accompagne. Et oui, ça peut faire 30 ans, tu ne sais pas à 100% avec qui tu t’embarques. Tu peux découvrir l’autre sous un nouveau jour, pour le meilleur comme pour le pire d’ailleurs. Tu vas peut-être te dire que j’exagère mais je t’assure que non ! Pourquoi ? Parce que ce voyage là, il est unique, tu n’en as jamais fais de pareil dans ta vie et l’autre non plus, et en général tu arrives dans des pays que tu ne connais ni d’Eve ni d’Adam. Donc tu joues en terre inconnue et non, en terrain connu, ne confond pas, hein 😉 Et puis, les certitudes sont faites pour être ébranlées ! C’est vrai que ça peut secouer, toi, le compagnon ou la compagne… La totale et c’est normal ! Je vous rassure, pour nous tout va bien ❤

Intuitons

S’ajoute à tes doutes persos, celui que les autres tu les connais encore moins ! Et c’est là, que tu vas aiguiser ton 6e sens !!! Tadaaaaam ! Alors non, tu ne verras pas de monstres (soit c’est halloween soit tu es clairvoyant) ou des trucs en 8 dimensions (sauf si tu testes des drogues mais je te conseille pas non plus) ! MAIS ! tu vas découvrir en toi et peut-être pour la première fois, ton Intuition ! Celle que tu sens où pressens quand là ça pue, que lui tu le sens pas, que là on te raconte de belles laitues,… De fil en aiguille, tu vas choisir un autre chemin que celui initialement prévu parce que tu le sens mieux comme ça… Et on te dira que c’est tant mieux et que surtout faites vous confiance, si l’un des deux renifle un truc, je te le dis Ô toi qui voyage, ton intuition avec raison, tu écouteras ! Et c’est valable pour l’intuition de l’autre.

Love is the answer

Quoiqu’il arrive, au milieu de toutes les péripéties, voyager à deux c’est beaucoup de joie, de découvertes et de complicité ! C’est aussi se serrer les coudes en cas de difficultés et on en ressort grandis et plus matures. Bref, tu prends un coup de vieux ^-^ hihihi. Des voyages comme ça, on en aura sûrement qu’un dans la vie ! Alors à deux, c’est vraiment pas toujours simple de se le permettre !

Chanceux ou pas ?!

C’est une chance vous diront certain, pour ma part, comme tu peux le deviner, je pense que c’est un choix parce que c’est aussi renoncer à des choses qui te coûtent moins qu’à d’autres. Comme par exemple, les économies que tu fais c’est pas pour ta maison, ta voiture, ta baraque ou ton mariage. C’est un investissement et des économies que tu choisis de faire pour ton voyage. C’est une année en moins sur ton CV en expériences professionnelles ou pour tes cotisations de retraite. Oui on a tout vendu et matériellement on est OK avec l’idée d’avoir moins de confort. Il  y a des personnes pour qui ces priorités sont plus importantes que voyager et c’est normal. On a tous des besoins différents et des priorités de vie différentes. Et c’est ça qui est super, qui fait qu’on a tous des chemins différents et plein de choses à se raconter et à partager 🙂

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L’essentiel

Ne t’y trompe pas, partir voyager à deux, c’est accepter de voyager en soi. Voyager à deux, c’est savoir en soi, que ce choix là te ressemble et ressemble à qui on est à deux. Alors c’est important de s’écouter, de profiter des occasions, rien n’est impossible !… mais de ne pas tomber non plus dans le piège de faire comme ça parce que les autres font comme ça. Reste toi-même, prend soin de toi et de l’autre en restant bienveillant. Au milieu de tout ça, chacun, ne vous oubliez pas, préparez bien votre entourage et vivez-le ensemble dans la joie, l’amour et l’émerveillement 🙂 Peace and Love les Amis 🔅

Concluons

Voilà, on arrive au bout de cet article qui je crois, est pas mal long. C’était important pour moi de vous partager ça 😉 et puis si toi aussi tu veux voyager en couple, ou que c’est déjà fait, ou que c’est en cours… N’hésite pas à nous en parler, à nous raconter comment ça se passe, si tu t’y retrouves un peu dans ce tas de trucs psycho-emotionnels complexes ! On sera super contents de te lire ! Et puis, bien sûr n’hésite pas à nous sur nos réseaux sociaux pour pas en perdre une miette !

De gros bisous et prenez soin de vous les Amis 🙏

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Voyager 10 mois en Asie: pourquoi et comment on en est arrivé là

Ah… voyager !

Tout a commencé il y a bientôt 4 ans.

Alors que Clément terminait son contrat à Paris, je tirais mes derniers jours de travail dans un hôpital de Toulouse. Eh oui, la ville rose ! 4 belles années entre les études, les copains et les soirées filles… Tu vois quoi ^^ Cependant, j’avais vraiment envie de bouger et Clément avait eu sa dose parisienne. Chercheur en écologie aquatique, il désirait passer du côté soignant, être utile aux autres, aider et accompagner les gens. Et pourquoi pas ostéopathe ? En France ça coûte trop de bras et trop de jambes !!! Mais il se trouve qu’à côté de la France il y a la Belgique (eh oui, les déménagements et les voyages ont toujours amélioré ma médiocrité géographique, ah ah ^-^) et l’ostéopathie passe par la fac !!! Et pourquoi pas la Belgique, une fois ? (sérieux, les belges disent jamais ou presque jamais cette expression, cliché donc à garder pour soi : True Story & Conseil d’Ami 🙂 )

Août 2012: arrivée en Belgique et plus précisément à Bruxelles ! Cette capitale deviendra notre maison d’accueil pour presque 4 années et pour toujours dans nos coeurs.

(Un petit mot par rapport aux attentats de mars dernier car c’est impossible pour nous de ne rien en dire. Nous avons ressenti vraiment beaucoup de tristesse pour nos amis belges et du monde entier car l’horreur a touché divers horizons du monde en touchant Bruxelles ! 🙁 #L’AmourVaincra )

Retour à l’épisode « inscription de Clément ». Nous ne t’expliquerons pas le barda ni le pourquoi du comment, mais on peut te dire que :

Clément ne peut intégrer finalement le cursus d’ostéopathe.
Oh My God !
Comment te dire que ça fait genre 15 jours qu’on vient d’arriver :-O

Autant te dire qu’on est resté comme deux ronds de flancs !!! J’avais déjà commencé à travailler dans mon nouveau service à l’hôpital. Mais on s’est dit: « allez on reste quand même et on se laisse le temps de réfléchir et de voir quoi ». C’est alors que l’idée de joindre la nature au soin déclencha une révélation à Clément: et pourquoi pas naturothérapeute, euh… naturopathe, ça existe ça ?! enfin soigner avec les plantes quoi ! Ben oui 🙂 L’école de naturopathie à 10 min à vélo de chez nous, t’y crois !?! Son premier rdv avec le directeur s’est bien passé et le signe qui a comme validé son choix, ce n’est pas qu’il y ait un bar face à l’école, noooon… mais que celui-ci porte le nom « Le Déclic » ! Ah ça 😉 et pour être plus précise c’est une Taverne !

voyager-natureClément est aujourd’hui naturopathe et de mon côté j’ai aussi glané quelques formations pour ajouter plus d’outils à mon job d’infirmière: sophrologue, aromathérapeute et conseillère en fleurs de Bach. Presque 3 ans ont passé et on se pose alors la question de bouger car beaucoup de choses ont évolué en cours de route, notamment par le biais de nos formations à tous les deux.

Au départ, on économise un peu tous les mois et nous décidons de garder notre appart en se disant qu’en revenant on serait bien content de le retrouver. Mais comment te dire qu’un loyer ça fait un sacré coup dans les bourses… du voyage 😉 Et pis là, t’as Mélo, une super amie qui vient vivre chez nous à Bruxelles (3 mois de stage) et pis qui se fait embaucher ! Elle aimait bien notre appart mais ça faisait un peu chéro$ en solo (logique) donc il aurait fallu qu’on continue à y mettre des sous pour le garder. Une réfléxion au sommet et Bim Bada Boum : vas-y viens on fait le tri et on se débarrasse d’un max de choses qu’on vend dans une brocante et sur des annonces à en pleuvoir sur 2ememain.be (le bon coin belge) :

Nous avons tout vendu !!! enfin presque : il nous reste le buffet et le lit, des cartons de cours, de livres et de vêtements, une bouilloire & un grille pain, deux assiettes & deux verres, un service à café & nos vélos ^^ Mais on voulait les garder donc on n’est pas trop déçu !

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Notre idée c’était de voyager léger ! On prend l’essentiel et SURTOUT on va rencontrer les gens. Nous avons alors décidé de quitter la Belgique et de se sentir libre par la suite d’aller là où le coeur nous en dit. Les au-revoirs ont été difficiles, nous avions tissé à Bruxelles de beaux et de vrais liens du coeur. Les au-revoirs français nous ont aussi touché entre les amis et la famille. Mais nous avions besoin de partir, de faire le point sur ce que nous avons appris jusqu’ici de nos vies, de nos études, de nos expériences et de nos partages. Il était temps de mieux faire connaissance avec d’autres cultures, d’autres façons de travailler, de soigner, de vivre, pour élargir nos conceptions et nos croyances parfois bien étroites, ancrées dans nos têtes et dans nos coeurs depuis longtemps. Mais qu’on se le dise, voyager c’est aussi un challenge pour le couple !

Bien sûr on a fouiné et on a trouvé de l’inspiration un peu partout. Sur Facebook ou Youtube avec les Backpackers comme Clo et Clem (en plus il s’appelle comme Clément ^^… ok je sors), ou encore Alex Vizeo (on est fan) et Ryan le sac à dos (on a fait notre site grâce à lui d’ailleurs), sans oublier Le monde à deux qu’on aime beaucoup… Les émissions comme J’irais dormir chez vous, Médecine d’ailleurs avec Bernard Fontanille qu’on adore, ou encore Thalassa. Et puis tous les backpackers qui nous ont racontés leur voyage ici et là, en photos, en vidéos… Bref, on n’a pas manqué de sources de motivation non plus 🙂

Mais voyager pour aller où ? Destination: ASIE DU SUD-EST !!! C’est là où nous avons le plus d’envies et d’attirances…

Alors, les fils rouges de notre voyage ???

– La nature et tout projet en lien avec elle (écovillage, fermes écologiques…)
– La spiritualité (sites sacrés, religions ou dogmes)
– Les médecines traditionnelles (les tradi-praticiens)
– Les projets humanitaires qui seront sur la route
– Les tribus ou peuples qui vivent plus en retrait des villes

Nous avons fait du repérage pour chaque pays et au fur et à mesure tu pourras nous suivre grâce à divers réseaux sociaux tels que:

– Instagram: je_t_emmene_en_voyage
– Youtube: la chaîne Je t’emmène en voyage
– Twitter: @jtevoyage
– Flickr: Jtev
Sinon nous avons aussi créé ce beau site web sur lequel tu te balades : www.je-t-emmene-en-voyage.com pour que tu n’en perdes pas une miette et que tu puisses le partager autant de fois et avec autant de personnes que tu veux 😉

On espère que tu viendras nous lire parce qu’on en a des choses à te raconter !!!

Allez, viens voyager avec nous !!!

Bisous 😉

Clém & Rhéa